Compagnies de la Charente

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Les Compagnies franches de Charente :

Date de formation : Elles furent formées au nombre de deux au mois d’août 1792.

Historique :

Elles furent versées dans le 4ème bataillon des francs du Nord (4 novembre 1792).

Parmi elles se trouvaient :

Compagnie des chasseurs de Blanzac :

Date de formation : 1792

Historique :

Versée dans le 4e bataillon des chasseurs francs, dans l’Armée du Nord (4 novembre 1792).

Il y a aussi le cas de :

Compagnie des chasseurs d’Angoulême :

Date de formation : 1792 ou 1793 ?

Historique :

Versée à sa formation dans le 5e bataillon des chasseurs francs, Armée du Nord, printemps 1793.

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D’autres compagnies franches furent formées dont une l’année suivante :

Compagnie franche de la Charente :

Date de formation : mars 1793

Historique :

Elle fut versée par la suite dans une unité constituée, probablement dans la 89e demi-brigade de ligne.

Portrait :

Paul Mandain ou Mandin, né le 23 mars 1775 à Baignes, en Charente, fils de Jean et de Marguerite Dérideau, ayant pour parrain et marraine Paul-Antoine Hilairet et Françoise Roulet. Réquisitionnaire dans la compagnie franche de la Charente (10 mars 1793), pour partir au secours de la Vendée en insurrection. Il servit en Vendée en 1793, où il fut blessé d’un coup de feu à la jambe gauche (12 mars) « à la grève en Vendée ». Il servit à l’Armée du Rhin (1794-1801). Versé avec son unité dans une unité de l’Armée du Rhin (1794). Passa dans la 89e demi-brigade (7 septembre d’une année inconnue, probablement vers 1796). Caporal (1798), sergent (1800). Embarqué pour Saint-Domingue où il servit (1803-1804). Passa au 86e régiment d’infanterie de ligne (6 octobre 1804). Rentra en France (1805), il fit la campagne de 1806 en Hollande, puis passa à la Grande Armée (1807). A l’Armée de la Gironde (1808), puis à celle du Portugal (1808-1811). Passa dans la 61e cohorte (28 juillet 1812). A l’Armée d’Espagne (1813), versé au 142e régiment d’infanterie de ligne (22 février), chevalier de la Légion d’honneur (14 juin). Il fit la campagne de France (1814). Parti pour le bataillon supplémentaire du 62e de ligne (29 août) et incorporé au 66e de ligne (22 décembre). Il reçut le certificat de ses états de service (8 août 1815), présenté et paraphé par le préfet de l’arrondissement de Barbezieux (11 janvier 1817). Il mourut le 14 mai 1837. Il laissait comme seul héritier son frère, Christophe Mandain de Baignes. Le 27 février 1838, ce dernier tenta d’obtenir le traitement de légionnaire de son frère avec pour excuses : « il sollicite cette faveur pour toute l’année 1837 pour être indemnisé en partie des frais que lui ont causé la longue maladie et les funérailles de son frère ». Il n’obtiendra pas gain de cause.

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Compagnie franche de Verteuil :

Date de formation : 17 août 1792

Historique :

Elle fut versée rapidement, dès son arrivée au camp de Soissons, dans le 11e bataillon des réserves ou des volontaires nationaux, puis par amalgame suivit la destinée de cette unité jusqu’au 72e régiment d’infanterie de ligne.

Personnages :

Jacques-François Huet, fils de Louis, notaire royal et de Marie Goyaud, né le 16 décembre 1769 à Mansle, Charente, ayant pour parrain et marraine Jacques Goyaud (remplacé le jour même par François Conbaud-Défouraud) et Catherine-Anne Lin. Capitaine de la compagnie franche de Verteuil à sa formation (17 août 1792). Passa comme capitaine dans le 11e bataillon des réserves au camp de Soissons (14 septembre). Il fit les campagnes de 1792 à 1794, à l’Armée du Nord, puis celles de 1795 à 1799, à l’Armée de Batavie, celles de 1800 et 1801, à l’Armée de l’Ouest et d’Italie et passa à l’Armée des Côtes de l’Océan, camp de Boulogne entre 1804 et 1805 (72e de ligne). Chevalier de la Légion d’honneur (27 juin 1810). A la solde de retraite (11 août 1814). Il mourut le 20 septembre 1825, ayant comme seul héritier son frère Jean Huet.

Compagnie franche de Jarnac, Plaisac, Chassor, Triac et Foussignac :

Date de formation: mars 1793.

Formation : elle devint la 7e compagnie du 25e de la Charente ou bataillon de la Liberté.

Historique :

Cette unité est connue grâce aux lettres du capitaine Henri Dupuy, qui commandait l’unité et qui se trouvaient en 1890 dans les mains d’un notable et négociant de la Charente du nom de Philippe Delamain.

« La compagnie partie de Jarnac arrive à Cognac le 15 mars 1793 où elle séjourne, une partie de la société de cette ville était animée de sentiments inciviques, et l’habit de volontaire républicain que Dupuy portait lui valut dans quelques familles un accueil d’abord un peu froid […] la compagnie part pour Saintes le 16 mars à quatre heures du matin. Le lendemain 17, un rappel bat à sept heures, un courrier arrivé dans la nuit des Deux-Sèvres, annonce le danger que court Niort, au lieu de marcher sur la Rochelle, les volontaires marchent vers Saint-Jean d’Angély où ils arrivent à midi par un temps affreux. […] le 18 mars au matin les volontaires partent pour Beauvais escortés jusqu’aux portes par la musique de Saint-Jean et défilent sous les regards des dames accourues malgré la pluie. L’obscurité, la fatigue, et le mauvais temps les retiennent pendant la nuit à Beauvais et le 19 mars, à midi, ils arrivent à Niort […] Mais le réveil n’est que plus cruel lorsqu’il arrive le bruit de la défaite du général Marcé, c’est un coquin et un sot, et peut-être l’un et l’autre, que l’opinion publique se réjouit de savoir enfermé dans les prisons de la Rochelle, une grande consternation règne à Niort, on y dispose les postes militaires, une partie de la compagnie de Jarnac est placée à la garde du couvent […] sur ces entrefaites, l’ordre de partir pour Fontenay le 21 mars au matin arrive […] La municipalité de Fontenay, très patriote, pourvoit à tous les besoins des volontaires, Carra arrive avec deux officiers généraux, 6 000 hommes sont concentrés à Fontenay et tout autant à Niort. […] Le 22 avril, la compagnie de Jarnac se trouve à Viré près des Sables, dans les rangs de la division Baudry mais l’entrée des Sables lui était interdite, on craignait pour les volontaires les délices de Capoue », on restait depuis la fin du mois de mars dans l’inaction, et les soldats attendaient le résultat des conférences du général Baudry avec les commissaires de la Convention. Le bruit courait qu’on allait marcher sur Machecoul, le 20, on entendit une vive canonnade c’était pensait-on le bruit de l’attaque de la Bourdonnaye. Les volontaires remarquent et commentent la mésintelligence des généraux, ils accusent Boulard, général en chef de l’Armée des Sables de molester le brave Baudry et d’avoir exposé la colonne de ce dernier aux marches les plus pénibles et aux combats les plus meurtriers […] Cependant on apprend à Viré la nouvelle de quelques succès, notamment la prise de Machecoul, aussi les volontaires mariés présentent-ils une pétition pour être remplacés par des célibataires, ils prouvent et témoignent tant d’ennuis qu’ils amollissent les autres […] Le 28 avril, la colonne de Baudry quitte Biré pour se rendre à Challans, le bataillon de la Liberté composé de Charentais, est divisé en quatre détachements, l’un d’eux, composé des compagnies de Châteauneuf et de Jarnac se rend à Aspremont par une pluie affreuse, cerne et enveloppe une grand’garde de Vendéens et lui enlève un convoi. Trois cent insurgés qui occupaient Aspremont l’évacuent à l’approche des Bleus […] Les volontaires vivent en attendant à l’aise à Aspremont, au milieu d’un pays pittoresque, entrecoupé de prairies et de ruisseaux, les vivres abondent dans leur camp, et s’achètent à des prix modiques, le beurre, exquis, 6 sous, les œufs, 3 sous la douzaine, le lait, excellent presque pour rien etc. Cependant malgré la fertilité du pays, Dupuy remarque que rien n’égale la misère du villageois, les nobles et le clergé possédaient tout, il constate avec regret que quelques volontaires et même des officiers regardent ce pays comme terre conquise, et se laissent aller à des actes qui frisent l’indélicatesse […] Le 6 mai les trois armées combinées de la Vendée se portent sur Saint-Léger que les Vendéens évacuent pour se réfugier dans les bois, la colonne Baudry et la compagnie Jarnac s’avancent pour leur couper la retraite jusqu’à Palluau, y trouvent installées les troupes de Boulard, et reviennent à Aspremont. Le 8 mai, le général Boulard donnait l’ordre à un détachement de la colonne Baudry de se porter sur Saint-Léger, nulle compagnie de volontaires n’a voulu venir, les volontaires de Jarnac remplissent cette mission malgré les clameurs de quelques criards, à Saint-Léger on était au centre de l’insurrection au milieu des bois et des brigands, mais la compagnie de Jarnac se trouvent des artilleurs, 300 Nantais, 200 Bordelais, 200 hommes du régiment de Bercheny […] Le pays couvert de forêts ne peut être purgé des brigands qu’avec des forces considérables, les volontaires mariés qui croyaient être renvoyés sont même retenus à l’armée. Quant aux soldats de la compagnie de Jarnac, ils ont l’allure de vieilles troupes, à leur passage, les uns les prennent pour des soldats de la ligne, les autres pour des Marseillais, leur bravoure n’aller pas tarder à être mise à l’épreuve car les Vendéens s’approchaient de Challans. Le 15 mai la première colonne de l’Armée des Sables était attaquée à Palluau par 10 000 insurgés, les Bordelais au nombre de 1 500 repoussent bravement l’attaque. Baudry prend des dispositions pour refouler l’insurrection hors des plaines de Challans. […] C’est vers le 28 mai que la compagnie de Jarnac est définitivement classée comme 7e compagnie du bataillon de la liberté de la division Baudry. Dupuy est élu capitaine, Ranson de Foussignac, lieutenant, Josias de Jarnac sous-lieutenants. Les autres compagnies sont aussi réorganisées, Demontis de Jarnac, est nommé capitaine de la 4e cie du bataillon, le chef de bataillon est « un vieil officier de Confolens blanchi sous le harnais dernièrement aide de camp d’un général que les intrigues de Dumouriez avait fait destituer (peut-être Degonde ». Le 10 juillet au Pont-Opton, les compagnies Dupuy et Demontis repoussent une attaque subite sur les Vendéens, le 13, nouvelle escarmouche au même poste, qui est forcé de se replier sur Saint-Gilles, le 14, on fête l’anniversaire de la prise de la Bastille au milieu de la plus grande tranquillité. […] L’armée des Sables et la compagnie de Jarnac s’ébranlent et occupe la Roche-sur-Yon le 20 août 1793, elle repousse une attaque des insurgés, surpris au moment du repas, les républicains sont sur le point d’être cernés et égorgés, l’ennemi sous le couvert du bois est arrivé aux avant-postes sans être aperçu, et, formé en trois colonnes, se précipite sur les volontaires. Cinq cents hommes, du bataillon charentais de la Liberté, font face à la première, et, après une vive canonnade, parviennent à conserver leur artillerie menacée, une compagnie de Challans se distingue dans cet engagement […] Le commandement de l’armée des Sables change de mains, Boulard est destitué, Mieskowski le remplace, Baudry malade est remplacé par Degonde. Le pays que parcourent les républicains est abandonné de toute la population mâle, « dans chaque village, je trouvais des femmes occupées à leur ménage, mais pas un seul individu de l’autre sexe ». […] Pendant les manœuvres et les batailles d’août et septembre Dupuy raconte : « le pays est tellement ravagé qu’on y a maintenant quelque peine à vivre, heureux quand on peut se loger dans les granges, coucher sur la paille, et manger de l’ail et du lait, point de vin, et une eau si bourbeuse qu’on ne peut à peine boire, les vêtements du soldats, ses chaussures, tombent en lambeaux, ce qui achève de démoraliser les troupes c’est que le 22 septembre, elles sont surprises pendant la nuit à Saint-Fulgent, Mieskowki, croyant être soutenu par les autres généraux, s’est avancé dans le pays ennemi, inquiet de n’avoir aucune nouvelle des divisions de Niort, de Fontenay et de Nantes, il se dispose à se replier, lorsqu’à six heures du soir, il est attaqué par une horde innombrable de brigands, ceux-ci se précipitent tous d’un seul côté, deux bataillons tiennent tête, on les secourt en leur envoyant, mais trop tard, quelques détachements. La nuit survient, on se bat encore à neuf heures, le bataillon de la Marne, qui a fait des prodiges, est accablé sous le nombre, les compagnies de Charente, placées à l’arrière-garde protègent la retraite, elles sont criblées, alors la déroute devient complète, deux fois l’ennemi, embusqué dans les bois, fusille presque à bout portant les débris des vaincus. Sur la route des Essards et des Sables, la cohue des fuyards trouve un pont rompu, est encore assaillie et décimée par les Vendéens, alors elle doit refluer sur la route de Luçon, s’ouvrir un passage en forçant un poste ennemi, et ne rejoint à Chantonnay l’armée de Tunck qu’à deux heures du matin. Le bataillon de la Charente avait été surtout maltraité, le lendemain, il n’en restait que 100 volontaires, le reste était dispersé, tué ou pris, son commandant Degonde était tombé sur le champ de bataille, percé d’une balle à la poitrine, Démontis avait été contusionné par un coup de feu qu’avait paré son ceinturon, Ranson de Jarnac pris par les Vendéens, s’était échappé en tuant deux de ses adversaires. Le capitaine Dupuy avait évité la mort comme par miracle. Il s’était avancé pour reconnaître un détachement qu’on croyait, à cause de l’obscurité composé de républicains, au cri de Vive la République ! Qu’il pousse, il est assailli par une grêle de balles, placé entre le feu des bataillons et celui des Vendéens, Dupuy rejoint à grand peine sa compagnie, meurtri par une chute, exténué de fatigue. Ses soldats sont réduits à 29, bien qu’ils eussent été les plus ménagés. Parmi les volontaires tués dans ce combat, figurait le sergent-major Pierre Viaud, neuf avaient disparu. La colonne de Mieskowski, forte de 2 500 hommes avait perdu deux canons mais 400 000 cartouches étaient restées aux mains de l’ennemi. Les débris de la colonne furent cantonnés à la Glacière près des Sables, le commandement du bataillon fut confié à Démontis. La colonne est renforcée de 900 recrues de la Gironde. […] Le bataillon se trouve à un engagement d’avant-poste au passage d’une rivière, au moment où les volontaires de la Gironde, sur quelques planches jetées au hasard, tentaient de passer sur l’autre rive, les soldats charentais à l’exemple de leur chef, Démontis, s’étaient jetés malgré le froid très vif, dans les eaux pour assaillir plus tôt l’ennemi, qui prit la fuite à leur approche. Quelques détachements du bataillon vont ensuite prendre part au siège de Noirmoutier, cette île rebelle fait une résistance opiniâtre, le ciel semble conjuré avec le temps épouvantable […] il est cantonné aux Sables au repos et participe encore le 25 nivôse à une longue marche de 24 heures sans vêtements d’hiver et sans halte pour surprendre une troupe de Vendéens qu’ils ne peuvent atteindre. Le 18 pluviôse, après 15 jours de bivouac inconfortable, ils se rendent à la Mothe-Achard et reçoivent l’ordre de se réunir à la Roche-sur-Yon à 10 000 hommes pour une nouvelle offensive contre la Vendée : « les soldats parcourent par des chemins horribles et par un temps épouvantable, les tristes déserts de la Vendée. Les cadavres qui sont épars de toutes parts ont répandu un air tellement pestiféré, que l’armée n’offre plus que le cruel spectacle d’un tas de moribonds ». « Où nous passons, nous portons les flammes et la mort, l’âge, le sexe, rien n’est respecté. Hier un de nos détachements brûla un village, un volontaire tue de sa main trois femmes, c’est atroce dit Dupuy, mais le salut de la République l’exige impérieusement ». La répugnance de Dupuy le fait suspecter d’aristocratie et sa famille à Jarnac était menacée par les terroristes ultra montagnards, il dut multiplier les démarches auprès de ses chefs pour écarter les siens des lâches vengeances des Jacobins de son pays natal mais malgré la destitution de nombre de généraux massacreurs, l’espoir devait être encore déçu pour le bataillon de la Liberté, il continue sans grand succès, à s’épuiser en marches et contre-marches à travers les déserts pestiférés de la Vendée, courant des portes de Nantes, à celles de Luçon ou des Sables, manquant de tout, pendant quatre jours entiers, faute de pain, il en est réduit à se nourrir de racines et de navets, et la moitié des volontaires marche pieds nus. Trois fois il rencontre les brigands et les battent, sauf dans la dernière affaire où le bataillon réduit à 500 hommes est forcé de se replier, le général Haxo qui commande la colonne se brûle la cervelle1 pour ne pas survivre à son échec, la petite armée est ramenée le 21 mars 1794 à la Mothe-Achard. La lassitude gagne : « quelle guerre ! S’écrie Dupuy, nous n’avons pas vu un individu existant sans le fusiller ! Partout la terre est jonchée de cadavres, partout les flammes ont porté les ravages, tout porte l’empreinte et la destruction et de la mort » cependant les brigands touchent à leur anéantissement, leurs armées réunies et qui manquent de munitions de toute espèce, mal armées ne comptent plus qu’un amas de 4 000 désespérés avec cinq colonnes à leur poursuite ». Cette croyance sera bien déçue également, les Vendéens acculés sont plus dangereux et plus décidés à vendre chèrement leurs peaux. Ils continuent à se battre alors que l’Armée de l’Ouest a envoyé des renforts aux autres armées sur les frontières. Le bataillon est à Nantes en garnison, les vendéens attaquent encore le 24 fructidor un camp de 1 500 hommes, les Vendéens en taillent en pièces 400 et mettent en fuite les autres. Dupuy écrit : « les brigands se dispersent et n’apparaissent que comme des cultivateurs paisibles, mais ils se réunissent en petites bandes pour égorger les voyageurs ou les volontaires sortis des hôpitaux, ils tombent en masse au signal de leurs chefs sur des cantonnements trop faibles pour leur résister, et des milliers de volontaires tombent sous leurs coups. Une amnistie ne les ramèneraient pas tous, elle eût réussi il y a un an, mais aujourd’hui les cœurs sont ulcérés, il n’est plus possible de rendre à la République des brigands dont chacun pleure ou sa femme et ses enfants égorgés ou sa maison brûlée et saccagée »2.

Le capitaine Dupuy continua de servir à l’Armée de l’Ouest jusqu’en juillet 1796, date où pour des raisons de santé, il quitta le service et rentra à Jarnac.

1Il est en réalité abattu par un Vendéen au grand désespoir de Charette qui aurait voulu le prendre vivant.

2P. Boissonnade, Histoire des volontaires de la Charente, 1791-1794, Angoulême, 1890.

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Les compagnies franches de Barbezieux :

Date de formation : une première compagnie franche de Barbezieux fut formée au mois de mai 1792. Entre mai et août 1793, cinq autres compagnies franches de Barbezieux furent formées.

Historique :

Elles furent versées ou une d’entre elle fut versée dans le 7ème bataillon de la formation d’Orléans (17 juin 1793).

Parmi elles :

Compagnie de Barbezieux :

Date de formation : mars 1793

Historique :

Attendue dans la colonne de Fontenay qui devait tenter de libérer les Sables-d’Olonne du siège mené par les Vendéens devant cette ville.

Au début de juin fut procédé aux premiers licenciements des réquisitionnés extraordinaires de mars et mai 1793, « leur impatience était extrême, ceux du bataillon de l’Houmeau qui était leur commandant se montraient surtout pressants, ils veulent absolument être remplacés »1. Le nouveau général en chef Biron accéda à leur plainte en décidant que l’on renverrait dans leurs foyers tous les hommes mariés des gardes nationales des campagnes au fur et à mesure que les renforts et troupes de ligne arriveraient. Un premier quart fut licencié à Niort, sous la surveillance du commissaire de la Charente Trémeau et de son collègue Lassée. Le 2 juin, l’arrêté de Biron fut promulgué, mais il revînt dessus le 7 juin, car créant un fâcheux exemple affaiblissant grandement le moral de ceux restant sous les armes. Cependant les licenciements s’effectuèrent dans les bataillons d’Angoulême et de la Rochefoucauld, puis pour ceux de Confolens, Lecoq à Parthenay et Saint-Maixent, avalisant le retour des hommes de Cognac, puis à la Rochelle et Rochefort où se trouvaient deux autres bataillons de la Charente. Vers le milieu du mois de juin, le quart des réquisitionnés étaient partis.

Elle fut probablement incorporée dans le 26e bataillon de la Charente.

Compagnie de Barbezieux :

Date de formation : fin mai 1793

Historique :

Partie le 26 mai, alors que l’Armée de Chalbos avait perdu le poste de la Châtaigneraie et la ville de Fontenay, où elle avait été battue sévèrement le jour même. La compagnie était forte de 58 réquisitionnaires probablement de simples gardes nationaux ou un reliquat de la levée des 300 000 hommes du 24 février. Avec une pièce de canon venue de Cognac, elle fut dirigée vers Saint-Jean-d’Angély et Niort.

Elle fut probablement incorporée dans le 26e bataillon de la Charente.

Compagnie franche d’Angoulême :

Date de formation : elle fut formée en mai 1793.

Historique :

Le 4 novembre 1794, elle fut versée à Challans dans les rangs du 1er bataillon de chasseurs francs du Nord. Toutefois il s’agit peut-être de la compagnie signalée comme étant incorporée dans les rangs du 5e bataillon de Chasseurs francs du Nord, ce que suppose Pierre Boissonnade et son Histoire des volontaires de la Charente.

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Compagnie de Chabanais :

Date de formation : elle fut formée en mai 1793

Historique:

Suite à l’arrêté de la réquisition extraordinaire du 8 mai 1793, Chabanais avait envoyé à Poitiers une compagnie forte de 144 volontaires dont 60 cavaliers, mais le district de Confolens communiqua immédiatement une mise en garde au directoire du département de la Charente :

« le territoire du district qui a toujours fourni surabondamment aux différents enrôlements pour les volontaires souffre beaucoup en l’absence de ses meilleurs cultivateurs. Une nouvelle demande d’hommes pourrait occasionner des soulèvements dans certaines communes et porter la désolation dans quelques autres », l’arrêté de la levée extraordinaire du 10 mai parut inexécutable dans le district selon les autorités locales : « il serait nuisible à l’intérêt général et aux famille, occasionnerait la disette des vivres, et beaucoup d’autres maux, nous demandons l’exemption d’un quart du contingent total et notamment des pères de famille et des employés les plus nécessaires ».

Voir le contingent du district de Confolens, elle fut sans doute incorporé dans un bataillon mixte de plusieurs départements.

1 P. Boissonnade, Histoire des volontaires de la Charente pendant la Révolution, 1791-1794, Angoulême 1890, p. 194.

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Compagnies de la réquisition extraordinaire en Charente du 8 mai 1793 :

Date de formation: elles furent formées en mai 1793

Formation :

Le 8 mai 1793, devant la dégradation de la situation militaire dans l’Ouest, le Comité de Salut Public ordonna la réquisition de toutes les gardes nationales de l’Ouest, devant former des bataillons, s’armer de fusils, de piques ou d’autres armes et mises à disposition du commandement.

Historique :

Ayant pris les devants, le département de la Charente avait ordonné : « considérant que le nombre de brigands s’accroît de jour en jour, chaque commune, indépendamment du contingent levé en exécution de la levée de la loi du 24 février 1793 doit fournir un nombre d’hommes proportionnel à sa population, à raison de un pour 100, les administrateurs du district étaient chargés de désigner le contingent pour chaque commune, chaque district nommerait un commissaire par canton à l’effet d’opérer cette levée dans le plus bref délai. Les municipalités invitèrent les gardes nationaux à former leur contingent, mais dans le cas où cet appel ne serait pas entendu, les officiers municipaux et les commissaires de district désigneraient d’office ceux qui devaient être enrôlés en écartant les suspects, on prescrirait de comprendre dans la levée le plus possible de cavaliers, d’armer les volontaires de fusils de munitions ou de chasse, il était défendu aux enrôlés de se faire remplacer, s’ils refusaient de marcher, il fallait les traiter comme suspects, les citoyens de la nouvelle levée, n’étant appelés que pour secourir momentanément leurs frères des départements voisins, ils rejoindront avec leurs habits ordinaires, ils prendront les souliers de ceux qui ne marchent point et une indemnité sera allouée à ceux dont on aura requis les chaussures et les armes. Les volontaires seront convoqués aussitôt au chef-lieu des districts où on les formerait en compagnie de 50 à 100 hommes sous la conduite d’un ou deux chefs qu’ils se choisiraient »1.

Les compagnies des districts de la Rochefoucauld, de Confolens et de Ruffec seraient dirigées vers Poitiers, celles des autres districts vers Niort. La nouvelle atteignit le commissaire charentais Pierrat qui félicita le département le 10 mai :

« votre dépêche a causé le plus vif enthousiasme, c’est parmi vous que l’on trouvera toujours l’énergie des vertus républicaines. Votre premier mouvement a été de vous lever tous et de voler en masse au secours de vos frères alarmés. Ne perdez pas un instant, des hommes armés de fusils le plus qu’il sera possible, des piques pour ceux qui seront décidés à s’en servir ».

Un autre commissaire, Ducluzeau donna également des instructions et écrivit :

« l’esprit public corrompu dans les campagnes, la contre révolution va son grand chemin dans ces contrées, mais la liberté sera conservée par les républicains de la Gironde, de la Dordogne, de la Vienne et de la Charente. Que les 4 000 hommes de la Charente s’arment à l’instant, n’importe quelle manière. Nous avons des piques, des fusils de chasse, on fera faire des baguettes de fer. Que ces 4 000 hommes se portent en partie sur Saint-Jean-d’Angély, faites les marcher sans les organiser en compagnies ni bataillons, en leur donnant des chefs qui les conduiront »2.

La compagnie de Ruffec fut formée le 9 mai 1793. Elle était forte de 200 hommes qui selon le directoire du département « sont tellement plein d’ardeur qu’on peut à peine les tenir ».

Au début de juin fut procédé aux premiers licenciements des réquisitionnés extraordinaires de mars et mai 1793, « leur impatience était extrême, ceux du bataillon de l’Houmeau qui était leur commandant se montraient surtout pressants, ils veulent absolument être remplacés »3. Le nouveau général en chef Biron accéda à leur plainte en décidant que l’on renverrait dans leurs foyers tous les hommes mariés des gardes nationales des campagnes, au fur et à mesure que les renforts et troupes de ligne arriveraient. Un premier quart fut licencié à Niort, sous la surveillance du commissaire de la Charente Trémeau et de son collègue Lassée. Le 2 juin, l’arrêté de Biron fut promulgué, mais il revînt dessus le 7 juin, car créant un fâcheux exemple affaiblissant grandement le moral de ceux restant sous les armes. Cependant les licenciements s’effectuèrent dans les bataillons d’Angoulême et de la Rochefoucauld, puis pour ceux de Confolens, Lecoq à Parthenay et Saint-Maixent, avalisant le retour des hommes de Cognac, puis à la Rochelle et Rochefort, où se trouvaient deux autres bataillons de la Charente. Vers le milieu du mois de juin le quart des réquisitionnés étaient partis.

Elles furent réincorporées dans les bataillons de la Charente ou dans des unités mixtes départementales dans ou après l’été 1793.

1 P. Boissonnade, Histoire des volontaires de la Charente pendant la Révolution, 1791-1794, Angoulême 1890, p. 176 et 177.

2 P. Boissonnade, Histoire des volontaires de la Charente pendant la Révolution, 1791-1794, Angoulême 1890, p. 178.

3 P. Boissonnade, Histoire des volontaires de la Charente pendant la Révolution, 1791-1794, Angoulême 1890, p. 194.

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Compagnie charentaise :

Date de formation : fin mai 1793

Historique :

Partie le 28 mai, alors que l’Armée de Chalbos avait perdu le poste de la Châtaigneraie et la ville de Fontenay, où elle avait été battue sévèrement (26 mai). La compagnie était constituée d’un nombre inconnu de réquisitionnaires probablement de simples gardes nationaux ou un reliquat de la levée des 300 000 hommes du 24 février. Elle était sous le commandement du capitaine Ferrand.

Elle fut incorporée dans un bataillon de la Charente ou dans un bataillon mixte départemental dans ou après l’été 1793.

Compagnie de chasseurs de la Charente :

Date de formation : Inconnue.

Historique :

Une compagnie de chasseurs volontaires des Charentes se trouvait à Valenciennes (janvier 1793), forte de 70 hommes. Une autre ou peut être la même fut envoyée à Paris, dont elle partit le 8 mars pour arriver à Saint-Malo le 22 mars.

Compagnie de Cognac :

Date de formation : mars 1793

Historique :

Forte de 120 hommes, elle se trouvait en garnison à la Rochelle (4 avril 1793).

« Les volontaires de Cognac qui étaient partis plein de zèle ne tardent pas à tomber dans l’insubordination. Arrivés à la Rochelle, ils refusent formellement et à plusieurs reprises de se porter au secours des Sables d’Olonne avec les Rochelais, seuls leur capitaine Marquet, leur Calvet et sept volontaires consentent à marcher. Devant l’obstination des autres, les commissaires conventionnels Treilhard et Nion doivent recourir à une mesure extrême, prononcer le licenciement des rebelles et les sommer de se retirer dans leur pays. Prompts à se mutiner, ils sont cependant capables de généreux retours. Le même détachement de Cognac qui a refusé d’obéir à Treilhard et Nion, se rend aux objurgations de Guimberteau et de Bernard de Saintes, un commissaire charentais, Dulignon, le rejoint sur la route et parvient à en ramener la moitié, plus tard les volontaires de Cognac répareront leur fâcheux début en s’illustrant avec le célèbre bataillon le Vengeur, l’un de ceux qui se créèrent en Vendée la plus glorieuse renommée. Ils manifestent aussi les sentiments les plus exaltés, sous l’influence des sociétés populaires, ils ont pris le langage et le ton des purs jacobins »1.

La compagnie de Cognac faisait partie d’une colonne devant exécuter une attaque dans la direction des Sables-d’Olonne afin de dégager la ville assiégée par les Vendéens. Deux colonnes étaient prévues, une partant de la Rochelle dont faisait partie la compagnie, l’autre de Fontenay.

Au début de juin fut procédé aux premiers licenciements des réquisitionnés extraordinaires de mars et mai 1793, « leur impatience était extrême, ceux du bataillon de l’Houmeau qui était leur commandant se montraient surtout pressants, ils veulent absolument être remplacés »2. Le nouveau général en chef Biron accéda à leur plainte en décidant que l’on renverrait dans leurs foyers tous les hommes mariés des gardes nationales des campagnes, au fur et à mesure que les renforts et troupes de ligne arriveraient. Un premier quart fut licencié à Niort sous la surveillance du commissaire de la Charente Trémeau, et de son collègue Lassée. Le 2 juin, l’arrêté de Biron fut promulgué, mais il revînt dessus le 7 juin, car créant un fâcheux exemple affaiblissant grandement le moral de ceux restant sous les armes. Cependant les licenciements s’effectuèrent dans les bataillons d’Angoulême et de la Rochefoucauld, puis pour ceux de Confolens, Lecoq à Parthenay et Saint-Maixent avalisant le retour des hommes de Cognac, puis à la Rochelle et Rochefort, où se trouvaient deux autres bataillons de la Charente. Vers le milieu du mois de juin le quart des réquisitionnés étaient partis.

Elle fut probablement incorporé dans le 21e bataillon de la Charente ou bataillon le Vengeur.

1 P. Boissonnade, Histoire des volontaires de la Charente pendant la Révolution, 1791-1794, Angoulême 1890, p. 161 et 162.

2 P. Boissonnade, Histoire des volontaires de la Charente pendant la Révolution, 1791-1794, Angoulême 1890, p. 194.

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Compagnie de Confolens :

Date de formation : mars 1793

Historique :

« L’orateur de la compagnie de Confolens, Roux, curé de Champagne-Mouton arrivé à Niort, s’y exprime en ces termes devant le conseil général : c’est lorsque la trahison éclate que les vrais amis de la Liberté et de l’Égalité redoublent de zèle et s’arment du courage des républicains de Rome et de la Grèce. Les enfants de la Charente ont appris les malheurs de la Vendée… ils ont gémi de ne pouvoir se mesurer avec les infâmes moteurs de la rébellion, ils accourent vous offrir leurs services, ils n’attendent que vos ordres pour exterminer les brigands fanatiques qui déchirent notre chère patrie. Vous, citoyens, fermes à votre poste, n’oubliez jamais que tant que vous nourrirez dans l’enceinte de cette cité des vampires et des vautours, pour prix de votre indulgence, ils suceront un jour à longs traits le sang qui les aura préservés de la vengeance due à leurs forfaits »1.

Au début de juin fut procédé aux premiers licenciements des réquisitionnés extraordinaires de mars et mai 1793, « leur impatience était extrême, ceux du bataillon de l’Houmeau qui était leur commandant se montraient surtout pressants, ils veulent absolument être remplacés »2. Le nouveau général en chef Biron accéda à leur plainte en décidant que l’on renverrait dans leurs foyers tous les hommes mariés des gardes nationales des campagnes, au fur et à mesure que les renforts et troupes de ligne arriveraient. Un premier quart fut licencié à Niort sous la surveillance du commissaire de la Charente Trémeau, et de son collègue Lassée. Le 2 juin, l’arrêté de Biron fut promulgué, mais il revînt dessus le 7 juin, car créant un fâcheux exemple affaiblissant grandement le moral de ceux restant sous les armes. Cependant les licenciements s’effectuèrent dans les bataillons d’Angoulême et de la Rochefoucauld, puis pour ceux de Confolens, Lecoq à Parthenay et Saint-Maixent avalisa le retour des hommes de Cognac, puis à la Rochelle et Rochefort, où se trouvaient deux autres bataillons de la Charente. Vers le milieu du mois de juin le quart des réquisitionnés étaient partis.

Elle fut incorporée dans le 22e bataillon de la Charente.

1 P. Boissonnade, Histoire des volontaires de la Charente pendant la Révolution, 1791-1794, Angoulême 1890, p. 162.

2 P. Boissonnade, Histoire des volontaires de la Charente pendant la Révolution, 1791-1794, Angoulême 1890, p. 194.

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Compagnies des chasseurs du Midi :

Date de formation : mars 1793,

Formation : elles furent recrutées en Charente, au nombre de quatre ou cinq, pour un total de 300 hommes.

Historique :

Présentes dans la colonne partie de Fontenay pour tenter de donner la main à la ville des Sables-d’Olonne assiégée par les Vendéens. Elles se mirent en marche le 28 mars, pour rejoindre les troupes cherchant à venir au secours des Sables-d’Olonne. L’Armée des Sables occupa la Mothe-Achard et repoussa une attaque des insurgés (23 avril). Boulard ordonna à son adjoint Baudry de seconder la marche de la colonne de Beysser sur Machecoul et Noirmoutier. Parmi ses troupes se trouvaient les chasseurs du Midi et d’autres volontaires de la Charente. Deux d’entre eux, Giraud et Villars racontèrent les débuts de l’opération :

« partis de Fontenay le 25 mars 1793, nous sommes restés cinq jours à Saint-Cyr, et nous avons fait plusieurs prisonniers qui cherchaient à couper les ponts. Ensuite on arriva aux Sables le 10 avril et nous avons attaqué le village de Grève où 500 ennemis furent canonnés et fusillés. Nous sommes partis dans l’intention d’assiéger Noirmoutier, nous serons aidés par quatre frégates et nous avons le grand espoir de succès d’autant plus que l’ennemi que nous combattons est en majeure partie partie armé de fourches et de pioches, et a pour chaussures de gros sabots qu’ils abandonnent facilement lorsque nous les poursuivons, ils portent la cocarde blanche avec une inscription « Vive Louis XVII » »1.

Avant l’arrivée de la colonne partie des Sables avec Baudry, la moitié de l’Armée de Nantes sous les ordres de Beysser marchait sur Machecoul et Noirmoutiers. Vers le 20 avril, elle s’empara de Machecoul, où elle trouva dans le château environ 400 cadavres de républicains, le massacre commis par les Vendéen avait été signalé par des excès affreux : « Les femmes elles-mêmes mutilaient les malheureux blessés ». L’Armée de Beysser et Baudry dégagea ensuite l’île de Noirmoutier. Charette fut vaincu (23 avril), l’île occupée et devant payer une contribution patriotique de 100 000 livres. Par cette manœuvre, toute la côte du Poitou se trouvait ainsi sous le contrôle ou presque des républicains ,qui craignaient beaucoup un secours venu de l’Angleterre. Les Vendéens furent donc repoussés dans les terres, forêts, marais et bocages.

La situation se dégrada, La Rochejaquelein marcha sur Bressuire. La garnison d’Argention se débanda et se replia sur Thouars, où se concentrait les troupes du général Quétineau. Les avant-postes de Beysser furent surpris à Legé, où ils perdirent deux canons. L’Armée des Sables de Boulard fut attaquée à Palluau, repoussant l’ennemi à grande peine. La colonne de Baudry ; avec des volontaires charentais en avant de l’Armée de Boulard ; dut repousser à Apremont une vive attaque. Bressuire tomba, la menace était grande dans la direction de Loudun et Niort. La peur se propagea jusqu’à Poitiers, au point que le procureur-général syndic de la Vienne, Moreau, vint solliciter auprès du directoire du département de la Charente de l’aide et des renforts (mai 1793).

Au début de juin fut procédé aux premiers licenciements des réquisitionnés extraordinaires de mars et mai 1793, « leur impatience était extrême, ceux du bataillon de l’Houmeau qui était leur commandant se montraient surtout pressants, ils veulent absolument être remplacés »2. Le nouveau général en chef Biron accéda à leur plainte en décidant que l’on renverrait dans leurs foyers tous les hommes mariés des gardes nationales des campagnes, au fur et à mesure que les renforts et troupes de ligne arriveraient. Un premier quart fut licencié à Niort sous la surveillance du commissaire de la Charente Trémeau, et de son collègue Lassée. Le 2 juin l’arrêté, de Biron fut promulgué, mais il revînt dessus le 7 juin, car créant un fâcheux exemple affaiblissant grandement le moral de ceux restant sous les armes. Cependant les licenciements s’effectuèrent dans les bataillons d’Angoulême et de la Rochefoucauld, puis pour ceux de Confolens, Lecoq à Parthenay et Saint-Maixent avalisa le retour des hommes de Cognac, puis à la Rochelle et Rochefort, où se trouvaient deux autres bataillons de la Charente. Vers le milieu du mois de juin, le quart des réquisitionnés étaient partis.

1 P. Boissonnade, Histoire des volontaires de la Charente pendant la Révolution, 1791-1794, Angoulême 1890, p. 169.

2 P. Boissonnade, Histoire des volontaires de la Charente pendant la Révolution, 1791-1794, Angoulême 1890, p. 194.

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Les compagnies de chasseurs de Barbezieux :

Date de formation : inconnue, il s’agit peut-être des mêmes que les compagnies franches de Barbezieux.

Formation : au moins cinq furent formées en 1793.

Historique :

1793 :

Le 10 octobre, deux furent versées à Perpignan dans le 2ème bataillon de chasseurs révolutionnaires, Armée des Pyrénées-Orientales. Il s’agit probablement de compagnies formées de réquisitionnaires de la levée en masse.

1794 :

Trois autres furent versées à Nantes dans un 17ème bis bataillon de chasseurs (le 23 mars).

Compagnie franche de Confolens :

Date de formation : Elle fut formée entre mai et août 1793.

Historique :

Elle comptait en théorie un effectif de 150 hommes.

Compagnie des chasseurs de Rouillac :

Date de formation : selon Belhomme, elle fut formée entre septembre et novembre 1793

Formation : en théorie elle se composait d’environ 150 hommes1.

Historique :

Elle fut versée à Saumur dans le 2ème bataillon d’infanterie légère de l’Ouest (25 octobre 1794).

1 Belhomme, Histoire de l’Infanterie en France, tomes 3 et 4.

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Les compagnies excédentaires de volontaires et de chasseurs de la Charente :

Date de formation : 1792 et 1793.

Historique :

1792 :

Quatre compagnies furent formées en août, puis versées dans un bataillon de chasseurs de la Charente formé le même jour (21 septembre).

1793 :

En janvier et février, le département de la Charente fournit un excédent de quatre compagnies de volontaires nationaux. L’une de ces compagnies entra dans la formation du bataillon de tirailleurs de Maine-et-Loire, formé à Tours (14 septembre).

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Articles et notes de Laurent Brayard, iconographie de David Davin, diverses compagnies et compagnies franches des armées de la Révolution.

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