Bataillons auxiliaires de la Charente

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1er bataillon auxiliaire de la Charente :

Date de formation : 1799

Historique :

Il fut incorporé dans la 1ère et 48e demi-brigades de ligne dans l’année 1800.

Portraits :

Jean-Etienne Saint-Martin, né le 26 janvier 1762 à Cognac, fils de Jean et de Jeanne Coulon, ayant pour parrain Jean Bourguignon et pour Marraine Catherine Barraud en présence de René Imbaud, de l’huissier Louis Dorel et des sieurs Louis Rolland et Pierre Heraud. Il s’enrôla au 31e régiment ci-devant du Perche, puis à bord du vaisseau le Héros (1779-1781), pendant la campagne de l’indépendance de l’Amérique, promu au grade de sergent (1786), ayant obtenu un congé absolu (décembre 1791). S’enrôla au 3e bataillon du Finistère (16 janvier 1792), élu capitaine (11 décembre), il servit à l’île de Saint-Domingue aux côtés du 2e bataillon de la Charente (1792-1797). Il fut blessé d’un coup de feu à la jambe droite (3 novembre 1793), à la prise du fort de Jean-Rabelle d’un coup de biscaïen à la cuisse, il servit à la prise du Borgne (1794), encore blessé au siège de Saint-Marc contre les Anglais. Durant le siège, il avait provoqué en duel le chef des Anglais et pris 42 hommes et deux pièces d’artillerie. Nommé chef de bataillon (1797) et rentra en France (1799). Nommé chef de bataillon du 1er bataillon auxiliaire de la Charente, passant dans la 1ère demi-brigade de ligne. Il servit durant les campagnes du Rhin et d’Italie (1800). Major au 20e de ligne (novembre 1803), décoré de la Légion d’honneur (1804), il rejoignit son régiment à l’île d’Elbe, et fit les campagnes à l’Armée d’Italie et de Naples (1806-1808). Nommé colonel au 1er régiment de ligne (30 avril 1807). Il fit les campagnes d’Allemagne et d’Italie (1809), participant à la bataille de Sacile (16 avril), sous les ordres du Prince Eugène. Il fut blessé de trois coups de sabre à la tête, au bras et à la main droite en se jetant dans la mêlée. Il reçut le titre de baron, retourna à Naples (1810) et passa à l’Armée d’Espagne (1811). Le 28 novembre, à la tête de 1 000 hommes, il fut attaqué au village de Saint-Ybanez, aux débouchés des montagnes de Miranda de Castanas, par 2 000 fantassins, 1 500 cavaliers et deux canons sous les ordres du chef de guérilla Carlos et de Julian surnommé Platow. Il forma ses hommes en carré, plaçant au centre le convoi d’argent qu’il escortait et lutta sept heures durant, sans se faire entamer et réussissant sa marche. Cet exploit lui valut d’être cité à l’ordre du jour de l’Armée d’Espagne. Officier de la Légion d’honneur (janvier 1812), il resta en Espagne jusqu’en 1814. La Restauration le nomma chevalier de Saint-Louis et général de brigade. Assiégé en 1815, lors des Cent Jours, dans la place de Valenciennes, il refusa de se rendre aux alliés et seulement au Roi : « je mourrai en la défendant ». Louis XVIII qui ne manquait pas d’esprit, le félicita plus tard pour sa résistance et lui adressa cet éloge : « si tous les généraux s’étaient conduits comme vous, je ne serais pas aujourd’hui Roi de France ». Il fut admis à la retraite (18 octobre 1815), et mourut à Cognac le 21 août 1828.

Jean Fouassier, fils de Jean et de Françoise Mesnard, né le 4 janvier 1776 à Fermille, Charente. Incorporé dans le 1er bataillon auxiliaire de la Charente (1799) versé dans la 48e demi-brigade de ligne, caporal (1800), sergent (1er mai 1809), sergent-major (10 août 1811), chevalier de la Légion d’honneur (18 juin 1812), adjudant sous-officier (11 septembre), mit à la réforme (9 mars 1813) :

« Jean Fouassier, sergent-major au 48e de ligne, 2e bataillon, 2e compagnie est atteint d’une large cicatrice adhérente à la partie supérieure du sternum avec perte de substances osseuses. Il en résulte légère oppression à la poitrine. Perte des dernières phalanges du gros et second orteil du pied droit par angelure, il en résulte une légère claudication, a été désigné pour la retraite ».

Il mourut le 28 décembre 1856.

Jacques Montaxier, fils de Jean-Baptiste et de Jeanne Gorin, né le 25 novembre 1776 à Cigogne, Charente, ayant pour parrain et marraine, Jacques Mauvin et Marguerite Mesnard. S’embarqua en qualité d’élève de la Marine sur la corvette d’instruction Le Duc de Leyde (21 ventôse an 3-4 vendémiaire an 4). Réquisitionnaire au 1er bataillon auxiliaire de la Charente (1799), avec le grade de sergent. Il servit à l’Armée du Rhin (1800-1801), sergent-major au 48e de ligne (1802). Il servit à l’Armée des Côtes de l’Océan (1804), puis à l’Armée du Hanovre (1805). Il servit à la Grande Armée (1805-1807), campagne de Prusse et de Pologne, sous-lieutenant (31 janvier 1806). Chevalier de la Légion d’honneur (1er octobre 1807), lieutenant (27 octobre 1808). Il fit la campagne d’Allemagne (1809), capitaine au 46e régiment d’infanterie de ligne (1811), au camp de Boulogne (1811). Il fit la campagne de Russie (1812), blessé d’un coup de feu à la mâchoire inférieure (16 août) à la bataille de Smolensk. Il revint vivant de l’expédition mais demanda sa retraite d’Arras, le 1er avril 1813 :

« est atteint d’un coup de feu qui a fracassé la mâchoire inférieure avec perte de substance, il en résulte plaie fistuleuse et perte de son usage tant pour la mastication que pour la libre prononciation, il se plaint en outre de gêne dans la respiration, suite d’une ancienne blessure au téton gauche, j’estime en conséquence qu’il est incapable de continuer le service ».

Ses certificats furent visés par la mairie de Beaulieu en Charente (29 décembre 1816). Il mourut le 17 septembre 1860.

Christophe Rouhier, né le 15 novembre 1776 à Vindelle en Charente, fils de Jean Rouhier, charpentier et de Marie Chauveau, ayant pour parrain et marraine, Christophe Rouhier, farinier et Marie Rouhier oncle et tante. Réquisitionnaire entra en service au 1er bataillon auxiliaire de la Charente (16 vendémiaire an 8). Son bataillon fut versé dans la 14e demi-brigade légère de seconde formation (10 ventôse an 8), plus tard 14e régiment d’infanterie légère. Il servit à l’Armée du Rhin (1800-1801). Il fut fait prisonnier de guerre (15 floréal an 8). Caporal (1803), à l’Armée d’Italie (1805), sergent la même année, sergent-major (1er décembre 1806), adjudant sous-officier (1er juin 1807), sous-lieutenant (11 juillet 1810), lieutenant (28 janvier 1813). Il servit à la Grande Armée en Russie (1812), puis fit la campagne de Saxe (1813). Il fut fait prisonnier de guerre (26 août). Il reçut un certificat de ses états de service en Corse, à Ajaccio, de son régiment le 14e léger (5 janvier 1815).

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2e bataillon auxiliaire de la Charente :

Date de formation : 1799

Historique:

Il fut versé dans la 59e demi-brigade de ligne en seconde formation dans l’année 18001.

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Article de Laurent Brayard

1 Champeaux, État militaire de la République française pour l’an douze, dédié au Premier Consul d’après son autorisation, 4e partie, p. 151.

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