2e bataillon des Basses-Alpes

bataillon-de-volontaires-nationaux

2ème bataillon des Basses-Alpes :

 

Date de formation : Selon Belhomme, il fut formé le 8 octobre 1791[1].

Historique :

1791 :

Composé de 459 volontaires des districts de Barcelonnette et de Forcalquier qui furent rassemblés à Digne le 8 octobre, ils furent formés en compagnies et organisés en bataillon puis envoyés, le 15 octobre, à Castellane. Ils revinrent à Digne le 28 octobre, c’est ici et ce jour, qu’ils furent passés en revue par le maréchal de camp de Folnay, le commissaire des Guerres Pascalis et les commissaires du département, Brunet et Laugier. Son armement était incomplet, il passa l’hiver à Digne et détacha en novembre quatre compagnies à Sisteron.

1792 :

Le 1er janvier, il était en garnison à Digne[2]. Il n’était toujours pas complètement équipé et semblait avoir une médiocre instruction, lorsqu’il reçut l’ordre de se rassembler à Digne le 15 avril, pour se rendre par Céreste et Apt à Saint-Esprit, où il arriva le 23 avril. Il trouva dans cette ville son drapeau et une partie des effets qui lui manquaient et se remit en route aussitôt pour Grenoble qu’il atteignit le 27 avril. Il se trouvait au mois de mai au camp de Barrault dans les rangs de l’armée du Midi[3]. Il servit dans les rangs de l’armée des Alpes et resta immobile jusqu’au mois d’août. Il se trouvait à Salins le 7 août, et se mit en marche pour l’armée du Centre. Il passa par Dijon le 14 septembre, Bar-sur-Seine le 20 septembre, Troyes le 21, Méry le 23, atteignit Châlons, et campa le 4 octobre à Saint-Michel, comprenant 515 présents. Il se mit en route le 12 octobre, pour rejoindre l’armée du Nord vers Maubeuge. Il entra dans les rangs de la division d’Harville, prit part à la bataille de Jemappes, le 6 novembre, et participa à l’invasion de la Belgique. Le 1er décembre, il se trouvait dans ses cantonnements d’hiver à Dinant, Godinne et Lustrin, le 15 décembre, il était à Bonneville comprenant 516 présents.

1793 :

En janvier, il était toujours à l’armée de Dumouriez, ne comprenant plus après les démissions que 500 hommes, puis 471 hommes le 8 février, se trouvant alors à Lustrin. Le 1er mars, il faisait partie des troupes de la division du général Harville, en Belgique, ligne de droite. Il était fort de 477 hommes. Il participa aux affaires d’Aldenhoven le 1er mars, de Tirlemont le 16 mars, à la bataille de Neerwinden le 18 mars, au combat de Louvain le 21 mars, et se rendit à Valenciennes. Il fournit le 12 mai, une compagnie pour le 4ème bataillon de la Formation d’Orléans, capitaine Martel, lieutenant Roult et sous-lieutenant Bonnefoy.

Au mois de juin, son effectif ne comprenait plus que 385 hommes, puis 293 présents. Il fut complété, le 11 juillet, par 120 recrues tirées du 1er bataillon de l’Aisne et du 72ème régiment d’infanterie. Il fit partie des troupes du camp de César, ayant son dépôt à Arras puis passa au camp de Gavrelle, le 31 août, division du général Devaine.

Le 20 septembre, il partit de cette position pour se rendre au camp de Cassel qu’il atteignit le 23. Le 15 octobre, il se trouvait à Suau, et en décembre prit ses quartiers d’hiver dans les environs de Cassel. Le 20 décembre, l’intégralité du 11ème bataillon de la Seine-Inférieure fut versée dans ses rangs[4]. Toutefois le commandant Dumont précise que les 23 et 24 décembre il reçut l’apport de nombreux réquisitionnaires à savoir[5] :

200 du 1er bataillon de Saint-Pol, du 1er bataillon de Douai, du 2ème bataillon de Montreuil.

170 du 1er bataillon d’Arras, du 8ème et du 10ème bataillon de Lille et du 3ème bataillon de Bergues.

1794 :

Le 19 février, il se trouvait au mont Saint-Antoine, et reçut encore le 21 mars et le 5 avril, 400 réquisitionnaires de Cany et Montivilliers (11ème bataillon de la Seine-Inférieure). Le 19 avril, il faisait partie de la division du général Moreau, brigade Bertin, armée du Nord du général Pichegru. Il était fort de 842 hommes et campa à Meteren. Il occupa successivement Tourcoing et Mouscron, prit part aux affaires du 28 et 30 avril, près de cette dernière ville et passa sous les ordres du général Malbrancq. Il participa à une série de combats dans la région de Tourcoing au mois de mai, et subit des pertes sévères à Rousselaère, le 13 juin. Il bivouaqua à Oelinghem le 6 août, avant d’être embrigadé.

Embrigadement/amalgame :

1ère formation :

La 150ème demi-brigade de bataille fut formée le 18 août 1794, à Château-Quartier, selon Belhomme, le commandant Dumont et Suzanne. Elle se composait du 2ème bataillon du 81ème, du 1er de l’Aisne, 2ème des Basses-Alpes selon Susanne, le commandant Dumont et le Journal de l’an VII.

Belhomme cite le 4ème de l’Aisne au lieu du 1er mais il ne semble pas avoir été amalgamé en 1ère formation et le 2ème des Hautes-Alpes. En l’état nous pencherions pour la première thèse, à 4 contre 1.

2ème formation :

La 150ème de bataille devint à l’armée de l’Intérieur, la 21ème demi-brigade de ligne, le 4 mars 1796.

État des cadres à la formation, revue du 28 octobre 1791[6] :

Lieutenant-colonel Hyacinthe Constantin, originaire de Sault, 30 ans,

Lieutenant-colonel en second André-Claude-Paul Rippert, originaire de Céreste, 43 ans,

Quartier-maître trésorier Hyacinthe Jourdan, originaire de Sault, 25 ans,

Adjudant-major Jean-Joseph Mégis, originaire de Moustiers, 42 ans,

Adjudant sous-officier Marc Ratte, originaire de Mouchard dans le Doubs, 43 ans,

Chirurgien-major, non connu.

Compagnie de grenadiers :

Capitaine Charles Blanchard de Forcalquier, 61 ans, lieutenant Charles-Antoine Bœuf de Barcelonnette, sous-lieutenant Henri-Joseph Girard de Villemus, 28 ans.

1ère compagnie :

Capitaine Louis Paris de Forcalquier, 27 ans, lieutenant Michel Audibert de Dauphin, 19 ans, sous-lieutenant Louis-Dominique Besson de Mane, 24 ans.

2ème compagnie :

Capitaine Jean-Antoine-Honoré Bayle du Vernet, 20 ans, lieutenant Pierre-Antoine Guiraud d’Allos, 25 ans, sous-lieutenant Claude Chaine de Tarascon dans les Bouches-du-Rhône, 28 ans.

3ème compagnie :

Capitaine Joseph-Pierre-Gabriel Bouche de Forcalquier, 22 ans, lieutenant Jean-Laurent Pascalis d’Allos, 20 ans, sous-lieutenant Michel Pourpre de Mane, 21 ans.

4ème compagnie :

Capitaine Jean-Pierre Manuel de Forcalquier, 40 ans, lieutenant Xavier Jourdan de Mane, 39 ans, sous-lieutenant Jean-Antoine Rouit de Mane, 21 ans.

5ème compagnie :

Capitaine Paul Aubert de Sault, 20 ans, lieutenant Gaspard-Pierre Mouttet de Forcalquier, sous-lieutenant Pierre Beraud de La Conchette, 27 ans.

6ème compagnie :

Capitaine Ancelis-François-Ferdinand Vaugrigneuse de l’île de Candie (il s’agit de la Crête), 21 ans, lieutenant Joseph Martel de Manosque, 41 ans, sous-lieutenant Pierre Bonnefoy de Sault, 20 ans.

7ème compagnie :

Capitaine François Audibert de Lurs, 27 ans, lieutenant Paul-Balthazar Guyon de Sault, 18 ans, sous-lieutenant Jean-Baptiste-Joseph Baillé de Manosque 19 ans.

8ème compagnie :

Capitaine Joseph-Antoine Espitalier de Barcelonnette, 21 ans, lieutenant Etienne-Joseph Danthoine de Manosque, 23 ans, sous-lieutenant Jean-Gabriel Chériat de Monnieux, 20 ans.

État des cadres au moment du 1er Amalgame[7] :

Chef de bataillon Antoine-François-Ferdinand Vaugrigneuse (capitaine de la 6ème compagnie en 1791),

Quartier-maître trésorier Jean-Baptiste-Joseph Baillé (sous-lieutenant à la 7ème compagnie en 1791),

Adjudant-major Jean-Laurent Pascalis (lieutenant à la 3ème compagnie en 1791),

Chirugien-major Roche,

Adjudant sous-officier Guiénot.

Compagnie de grenadiers :

Capitaine Raynaud, lieutenant Henri-Joseph Girard (sous-lieutenant de la compagnie en 1791), sous-lieutenant A. Tassy.

1ère compagnie :

Capitaine Louis Paris (déjà ce poste en 1791), lieutenant Michel Audibert (déjà à ce poste en 1791), sous-lieutenant C.J. Plaisant.

2ème compagnie :

Capitaine Jean-Antoine-Honoré Bayle (déjà à ce poste en 1791), lieutenant Pierre-Antoine Guiraud (déjà à ce poste en 1791), sous-lieutenant J. L. Jourdan.

3ème compagnie :

Capitaine Joseph-Pierre-Gabriel Bouche (déjà à ce poste en 1791), lieutenant X. Joannin, Sous-lieutenant J. A. Ollivier.

4ème compagnie :

Capitaine Jean-Pierre Manuel (déjà à ce poste en 1791), Lieutenant J. C. Martin, Sous-Lieutenant J. P. Ferrevous.

5ème compagnie :

Capitaine P. Signoret, lieutenant Pierre Beraud (sous-lieutenant dans cette compagnie en 1791), sous-lieutenant P. Ganneron.

6ème compagnie :

Capitaine Claude Chaine (sous-lieutenant à la 2ème compagnie en 1791), lieutenant Michel Pourpre (sous-lieutenant à la 3ème compagnie en 1791), sous-lieutenant A. Miollan.

7ème compagnie :

Capitaine François Audibert (déjà à ce poste en 1791), lieutenant P. A. Berlier, sous-lieutenant J. B. Lancelluit.

8ème compagnie :

Capitaine Etienne-Joseph Danthoine (Lieutenant dans cette compagnie en 1791), lieutenant J. T. Gaudemard, sous-lieutenant J. F. Martel.

Compagnie de canonniers :

Capitaine J. Coup, lieutenant J. B. Carbonnel, sous-lieutenant non connu.

Article de Laurent B.

sehri

[1] Belhomme, Histoire de l’Infanterie en France, tome 3 et 4.

[2] Journal Militaire de 1792.

[3] Journal militaire de 1792, p. 432.

[4] Belhomme, Histoire de l’Infanterie Française.

[5] Commandant Dumont, Les bataillons de volontaires nationaux, p. 19.

[6] Commandant Dumont, Les bataillons de volontaires nationaux, p. 18.

[7] Commandant Dumont, Les bataillons de volontaires nationaux, p. 19.

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