6e bataillon du Doubs

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6ème bataillon du Doubs :

Date de formation : selon Belhomme, il fut formé le 5 août 17921.

Historique :

1793 :

En janvier, le bataillon se trouvait à Porentruy2. Il servait alors à l’Armée du Rhin. Le 17 décembre, le bataillon se trouvait dans cette armée, division du général Michaud3.

Embrigadement/amalgame :

1ère formation :

La 18ème bis demi-brigade légère fut formée selon Belhomme, le 14 août 1794, à Gemersheim. Elle se composait du 18ème bis bataillon de chasseurs, du 6ème bataillon du Doubs, et du 5ème bataillon des Côtes-Maritimes. Toutefois Louis Susane4 donne une autre composition, notamment le 6ème bataillon du Doubs, de la légion des Alpes (en réalité 18ème bis bataillon de chasseurs) et du 3ème du Cantal. A propos du 3ème bataillon du Cantal, l’erreur peut-être du fait qu’il fut amalgamé en première formation dans la 8ème demi-brigade légère… 8e, 18e et le tour est joué. La composition réelle serait donc bien celle donnée par Belhomme appuyé par le Journal de l’An VII qui confirme. Bertaud et Roucaud5 font une nouvelle erreur, indiquant trois 18ème demi-brigades légères : 18ème, 18ème bis et 18ème autre. Belhomme ne cite que les deux premières, Bertaud et Roucaud font une confusion sur l’appellation de la demi-brigade, la 18ème bis n’est autre que la 18ème autre…

2ème formation :

Au final la 18ème bis fut versée en seconde formation dans la 23e demi-brigade légère.

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Portraits :

Pierre Ignace Blondeau-Piroulet, naquit en octobre 1763 à la Chapelle des Bois. Il s’engagea comme volontaire (1792), capitaine dès la formation du 6ème bataillon du Doubs. Il passa à la 23ème demi-brigade légère. Il fit toutes les campagnes de l’armée du Rhin, des Alpes, de l’armée d’Italie. Il épousa en Corse, une demoiselle de Sivory qui appartenait à l’une des familles les plus marquantes de la noblesse génoise (1804). En l’an VI de la République française, à l’affaire du 11 nivôse, à la tête de deux compagnies seulement, sous le feu très vif de l’ennemi, ayant traversé à gué le fleuve rapide du Golo, il débusqua et mis en fuite des révoltés et par ce moyen ouvrit le passage à la colonne commandée par le général comte de Vaubois, contribuant efficacement à la soumission de toute la Corse. Le capitaine Blondeau fut nommé commandant de la place de Calvi (août 1804). Plus tard, bloqué au fort de Scylla en Calabre par terre et par mer, dans une sortie qui eut lieu dans la nuit du 9 au 10 juillet 1806, à la tête d’un détachement, et sans beaucoup de pertes, il repoussa l’ennemi de la ville, malgré son feu très violent, et enleva de sa main un drapeau à l’ennemi. Commandant de la place de Mondovi (1809), puis le 6ème bataillon du 23ème régiment d’infanterie légère (1810). Son 3e enfant, Joseph-Ambroise-Victor, futur capitaine et chevalier de la Légion d’honneur naquit le 1er août 1816 à la Chapelle des Bois. Il mourut à Mondoubleau en 1828. Son blason portait : champ d’azur avec un lion sonnant de la trompette sous un chêne orné de glands ; emblèmes qui se traduisent par les mots : Courage, force et renommée. Armoiries parlantes surmontées de la couronne de marquis.

Article de Laurent Brayard

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1 Belhomme, Histoire de l’Infanterie en France, tomes 3 et 4.

2 Journal Militaire de 1793.

3 Ordre de bataille de la collection Nafziger, tiré de l’ouvrage de Chuquet sur le général Hoche.

4 Louis Susane, Histoire de l’ancienne française.

5 Bertaud et Roucaud, Inventaire des registres matricules des demi-brigades de bataille, série 17 YC, archives de Vincennes.

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