Autres compagnies de la Charente-Inférieure

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Les compagnies de grenadiers de Saint-Jean d’Angély :

Date de formation : Printemps 1793.

Historique :

1793 :

Des compagnies de gardes nationaux requises pour servir en Vendée (mars), se trouvaient au nombre de deux au combat des Aubiers (13 avril 1793).

1795 :

Elles furent peut-être elle aussi versées dans le 2ème bataillon de chasseurs réunis de l’Armée de l’Ouest, le 5 novembre 1795, à Challans.

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Compagnie franche de Saintes :

Date de formation : formée au mois de mars ou d’avril 1793.

Historique :

Elle comptait environ 100 hommes. Elle servit dans l’Ouest.

La compagnie fut versée le 5 novembre 1795, dans les rangs du 2ème bataillon de chasseurs réunis de l’Armée de l’Ouest. L’opération eut lieu à Challans, le bataillon se composait également de la compagnie des chasseurs bons tireurs de l’Oise et de la Somme, des compagnies franches d’Évreux, du Finistère, de Guingamp et de Saint-Jean-d’Angély et du bataillon de chasseurs de la Charente.

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Compagnie franche de l’Aunis :

Date de formation : elle fut formée en juillet 1792, forte d’environ 100 hommes.

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Compagnie de chasseurs de la Rochelle :

Date de formation : elle fut formée entre mai et août 1793. Elle comptait en théorie un effectif de 150 hommes.

Historique :

1795 :

La compagnie fut versée le 5 novembre 1795, dans les rangs du 1er bataillon de chasseurs réunis de l’Armée de l’Ouest. L’opération eut lieu à Challans, le bataillon se compose également de la compagnie de chasseurs fédérés de la Gironde, compagnies franches de Bellac, du bataillon de tirailleurs du Maine-et-Loire et du 25ème bataillon de la Charente.

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Compagnie franche dite républicaine d’Oléron :

Date de formation : 1792 ?

Portrait :

Pierre-Robert Lanusse, né à Habas, le 21 novembre 1768, il s’enrôla dans la compagnie franche républicaine d’Oléron (1792), avec le grade de lieutenant. Mais ayant été nommé dans l’administration du département, il quitta le service armé (1792-1796). Il rejoignit son frère à l’Armée d’Italie dont il devint l’aide de camp (1796). Il fit la campagne d’Italie (1796-1797), puis celle d’Égypte (1798-1801), dans cette dernière armée au 4e régiment de chasseurs à cheval. Il fut blessé d’un coup de feu au genou droit au combat de Damenhour, nommé capitaine par Kléber (1800), aide de camp de Murat (1801), chef d’escadron, il fut nommé colonel, 17e régiment de ligne. Il servit à la Grande Armée (1805-1807), campagne d’Autriche, de Prusse et de Pologne, s’illustrant à la bataille d’Auerstaedt sous Davout (14 octobre 1806), il forma son régiment en carré et résista aux charges des Prussiens comme tout le corps de Davout, ce dernier avec environ 30 000 hommes mis en déroute le gros de l’armée prussienne, 90 000 hommes, tandis que l’Empereur gagnait la bataille d’Iéna ce même jour. Il s’illustra encore à Eylau (8 février 1807), enlevant avec son régiment une redoute, et fut récompensé par le titre d’officier de la Légion d’honneur. Nommé général de brigade (juillet 1808), il passa au service du roi de Naples (Murat), nommé grand maréchal du palais. Il rentra en France (1811), reçut le commandement d’une brigade dans la garde impériale, il servit durant la campagne de Russie (1812), escortant jusqu’à Moscou un parc d’artillerie et des approvisionnements, il participa aussi à la terrible retraite. Nommé général de division, commandeur de la Légion d’honneur (1813), il fit la campagne de Saxe, s’illustrant aux batailles de Lutzen et de Bautzen, il fut blessé grièvement durant cette bataille (21 et 22 mai). Il fut envoyée se remettre à Magdebourg, où il fut bientôt assiégé par les coalisés. Il effectua plusieurs sorties, faisant prisonnier deux bataillons ennemis, et n’étant jamais réduit. Il apprit la chute de l’Empire défendant toujours la grande place forte prussienne (avril 1814). Il se rallia aux Bourbons, et fut nommé inspecteur des troupes et commandant de la 3e division militaire (1815-1823) puis de la 6e division militaire (1823-1830). Il fut finalement mis à la retraite (1833). Il mourut à Versailles, le 3 mai 1847.

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Article de Laurent Brayard, iconographie Didier Davin, diverses compagnies des armées de la Révolution

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