25e bataillon de la Charente dit de la Liberté

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25ème bataillon de la Charente dit de la liberté :

Ouvrage de référence : P. Boissonnade, Histoire des volontaires de la Charente pendant la Révolution, 1791-1794, Angoulême 1890.

Date de formation : Selon Belhomme, il fut formé le 25 juin 17931. Selon Boissonnade le 26 mars 1793, avec les volontaires de la Charente à Fontenay, l’Houmeau fut nommé chef de bataillon. Il fut réorganisé et reformé le 1er juin 1793, beaucoup des volontaires venaient du district de la Rochefoucauld et d’Angoulême. Un seul officier est connu le capitaine Laroche. Sa réorganisation le rebaptisa comme bataillon de la Liberté, 12e bataillon de la formation d’Angers.

Historique :

1793 :

Présent dans l’Armée dite des Sables-d’Olonne composée de compagnies d’Angoulême, la Rochefoucauld, Châteauneuf, Jarnac et Confolens. Il fut mis en marche dès le 27 mars accompagnés de la Gendarmerie de la Charente commandée par Pasquinot « cette dernière n’ayant que de mauvaises armes ou même désarmée » et des canonniers d’Angoulême avec trois pièces d’artillerie et 12 gardes-côtes. Le général Boulard vainqueur aux Sables-d’Olonne marcha sur la Mothe-Achard et fut victorieux au pont de la Grassière. Une deuxième colonne sous les ordres du général Baudry se dirigea vers Saint-Gilles. L’île de Noirmoutier fut occupée et deux compagnies du bataillon de la Liberté sous les ordres de L’Houmeau y furent envoyées en garnison.

Un commissaire Pierrat envoyé par la Charente à Niort écrivit :

« la rage et l’aveuglement des rebelles est du dernier point, le tocsin sonne, la générale bat dans toutes les paroisses, ils paraissent rarement en plaine. Hier on s’approcha tellement près d’eux, qu’on les entendit chanter les Vêpres dans les bois, et aux cris de Vive la Nation de notre armée, ils répondirent par des hurlements terribles, ils ne connaissent ni crainte ni dangers, et courent à la mort avec une héroïque fermeté. Cette guerre n’a absolument rien de semblable aux autres, elle déroute l’espérance et les plans des généraux. Nos ennemis sont divisés sur une surface immense, et nous sommes obligés de diviser nos forces en une foule de petits postes »2.

L’action se borna à une reconnaissance d’avant-garde à Chefoin où la cavalerie bleue tua une douzaine ou une quinzaine de Vendéens avant de se replier. Dans la région des Sables-d’Olonne, le général Baudry fut vainqueur de Joly et s’empara de Saint-Gilles-sur-Vie (8 avril). Plus au Nord le général Ligonnier remportait un combat à Coron. Dans un ordre de bataille de Chassin, il se trouvait le 4 avril, dans la division des Sables-d’Olonnes, fort de 30 officiers et 661 hommes3.

Le 14 avril, Pierrat écrivit encore :

« les deux colonnes dont l’Armée des Sables se composait ont opéré leur jonction à Saint-Gilles. Elle s’est emparée de cette ville, a forcé l’ennemi dans ses retranchements, après une longue résistance au Pont-au-Pas, on en a fait une horrible boucherie. Notre bataillon s’est distingué glorieusement […] l’Armée des Sables où sont nos braves frères d’armes à signalé son courage dans trois combats, à Saint-Gilles, à Challans et au Pont-au-Pas, l’ennemi y a perdu 1 100 à 1 200 hommes, toute son artillerie et beaucoup de prisonniers. Nous n’avons pas perdu un seul homme »4.

Mais un autre commissaire de la Charente, Maulde, donna un récit plus tempéré « les Vendéens ont perdu 252 hommes, au combat de Challans ils ont laissé près de 500 hommes sans compter les blessés »5.

L’Armée des Sables livra bataille à Saint-Gervais sous les ordres de Boulard, Maulde écrivit encore :

« la position de notre armée n’était pas avantageuse pour se servir de l’artillerie, les volontaires ont attaqué à la baïonnette et ont chassé les brigands, la perte de l’ennemi est de 80 hommes, parmi lesquels un de leurs chefs, Gaston, deux prêtres dont l’un est tué dans un confessionnal de l’église de Saint-Gervais ».

Les Vendéens étaient commandés par Du Chaffaud et Charette. L’Armée des Sables occupa par la suite la Mothe-Achard, et le 23 avril repoussa une attaque des insurgés. Boulard ordonna à son adjoint Baudry de seconder la marche de la colonne de Beysser sur Machecoul et Noirmoutiers. Parmi ses troupes se trouvaient les chasseurs du Midi et d’autres volontaires de la Charente. Pendant ce temps Boulard avec des détachements des 60e et 110e d’infanterie, un bataillon de gardes nationaux de Bordeaux s’empara de Beaulieu après une vive attaque. Il fit prisonnier le chef vendéen Rorthays. Mais Pierrat écrivit bientôt que la situation était difficile :

« Nous voyons avec douleur que les germes de la dissolution se multiplient, l’indiscipline, le pillage, la désertion, la lâcheté, tel est le funeste tableau qui se présente tous les jours à nos yeux. Une grande partie de cette armée se compose malheureusement de pères de famille et de propriétaires riches ou de négociants, tous demandent des congés et abandonnent le salut de la République pour leurs intérêts particuliers. Il est instant de faire un arrêté ou une proclamation pour retenir nos volontaires qui se laissent entraîner par un aussi fatal exemple, j’emploie tous les moyens qui sont en mon pouvoir, mais vous avez besoin de venir à mon secours. Nous mettrons en usage tous les moyens de persuasion. Vous pouvez les assurer que la loi pourvoira aux besoins de leurs femmes et de leurs enfants, mettez-vous à même de remplacer aussitôt ceux que les circonstances impérieuses forceront à se retirer. Une fatale expérience nous apprend qu’il ne faut pas compter sur les bataillons formés à la hâte dans les campagnes, la position de nos armées est affligeante, elles sont presque toutes indisciplinées, à la veille de se désorganiser par des remplacements multipliés au moment où nous avons le plus besoin de forces »6.

La situation se dégrada, La Rochejaquelein marcha sur Bressuire, la garnison d’Argenton se débanda et se replia sur Thouars, où se concentra les troupes du général Quétineau. Les avant-postes de Beysser furent surpris à Legé, où ils perdirent deux canons. L’Armée des Sables de Boulard fut attaquée à Palluau repoussant l’ennemi à grande peine. La colonne de Baudry, avec des volontaires charentais en avant de l’Armée de Boulard, dut repousser à Apremont une vive attaque. Bressuire tomba, la menace était grande dans la direction de Loudun et Niort, la peur se propagea jusqu’à Poitiers, au point que le procureur-général syndic de la Vienne, Moreau, vînt solliciter auprès du directoire du département de la Charente de l’aide et des renforts (mai). Finalement Boulard remporta un succès à Palluau, 1 800 hommes dont les volontaires charentais défendirent avec succès la ville assaillie par environ 14 000 insurgés, ces derniers se replièrent après avoir laissé sur le terrain 150 morts. Le commissaire Ducluzeau écrivit après la victoire :

« Nos armées sont remplies d’aristocrates qui sont autant d’agitateurs, ils intimident ceux qu’ils croient être le moins disposés à combattre, ils trompent les crédules, ils ne parlent que de trahisons, je dois que nos frères d’armes méritent moins que tout autres les reproches que l’on fait aux armées. Le général Baudry ne fait que s’en louer, leur bravoure n’est pas douteuse, ils ont eu cinq affaires avec les rebelles, et cinq fois ils les ont battus »7.

Les Vendéens évacuèrent Argenton et Thouars semblant se porter à l’attaque de Châtillon et Bressuire, ce qui dégageait Niort. Mais Bressuire et Parthenay furent aussi évacués par les Vendéens et une colonne de 7 000 hommes partie de Saint-Maxent vînt occuper les positions comprenant des Charentais, le tout mené par le conventionnel Goupilleau et le général Sandoz. Un commissaire de la Charente, Pierrat écrivit : « les femmes et les barriques ont payé le tribut à Parthenay, on rapporte qu’ils en ont bu 250, on ne sait pas le nombre des premières que se sont soumises à la loi du vainqueur ».

Au début de juin fut procédé aux premiers licenciements des réquisitionnés extraordinaires de mars et mai 1793 : « leur impatience était extrême, ceux du bataillon de l’Houmeau qui était leur commandant se montraient surtout pressants, ils veulent absolument être remplacés »8. Le nouveau général en chef Biron accéda à leur plainte, en décidant que l’on renverrait dans leurs foyers tous les hommes mariés des gardes nationales des campagnes, au fur et à mesure que les renforts et troupes de ligne arriveraient. Un premier quart fut licencié à Niort sous la surveillance du commissaire de la Charente Trémeau et de son collègue Lassée. Le 2 juin l’arrêté de Biron fut promulgué, mais il revînt dessus le 7 juin car créant un fâcheux exemple affaiblissant grandement le moral de ceux restant sous les armes. Cependant les licenciements s’effectuèrent dans les bataillons d’Angoulême et de la Rochefoucauld, puis pour ceux de Confolens, Lecoq à Parthenay et Saint-Maixent procéda au retour des hommes de Cognac, puis à la Rochelle et Rochefort où se trouvaient deux autres bataillons de la Charente. Vers le milieu du mois de juin le quart des réquisitionnés étaient partis.

Le bataillon fut reformé en Vendée avec des réquisitionnaires de la levée des 300 000 hommes, des districts d’Angoulême et de la Rochefoucauld. Il fut envoyé par la suite à l’Armée de Maine-et-Loire où dès le 7 mai, les représentants du peuple en mission réclamaient sa présence, il se trouvait alors au camp de Niort. Son organisation fut finalisée le 1er juin. Le 25e bataillon passa ensuite à l’Armée d’Angers dans l’été 1793. Il servait à l’Armée de Fontenay, où il livra une bataille à l’assaut du bourg de Réaumur (30 septembre) défendu par 1 500 Vendéens :

« le 25e bataillon de la Charente qui voyait l’ennemi pour la première fois prit la fuite sans tirer un coup de fusil, il avait été impossible de le rallier. Le général Lecomte qui commandait cette colonne brûlait tout sur son passage, il ne tarda pas à rejoindre une colonne victorieuse à Doué commandée par Menou et celle de Thouars sous les ordres de Roy. Chalbos pris le commandement général. Il fut attaqué à Châtillon le 9 octobre par 20 000 Vendéens. Dans cette journée le 25e de la Charente pris sa revanche, il chargea sur la droite des grenadiers de la Convention et montra la plus grande valeur »9.

1794 :

Le 25e bataillon de la Charente qui avait pris le nom de bataillon de la Liberté encore appelé 12e bataillon de la formation d’Angers. Il se trouvait en garnison à Nantes (décembre). Le bataillon était cantonné à Port-Saint-Père et s’y trouvait en janvier 1795.

1795 :

Enfin une trêve puis une paix illusoire furent signées en Vendée, un détachement embarqué sur la Loire avec le capitaine Dupuy servit encore contre les derniers soldats de Stofflet en Anjou. Au mois d’août, il fut envoyé à Challans.

1796 :

Il s’y trouvait encore en juillet à l’Armée de l’Ouest, puis passa à l’Armée de Rhin et Moselle, division du Rhin.

Amalgame :

Il fut amalgamé à Bourg-Libre près de Huningue (juin 1795), dans une unité inconnue comme le prouve une lettre du capitaine des grenadiers Chardon. En 1797, il fut versé dans le 2e bataillon de chasseurs réunis dans la 13e division militaire dans le sein de la 6e demi-brigade légère de seconde formation (version Boissonnade).

Toutefois selon Belhomme : il fut versé le 5 novembre 1795, dans les rangs du 1er bataillon de chasseurs réunis de l’Armée de l’Ouest. L’opération eut lieu à Challans, le bataillon se composait également de la Compagnie de chasseurs fédérés de la Gironde, compagnies franches de Bellac, de La Rochelle et du bataillon de tirailleurs du Maine-et-Loire.

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Portraits :

Jean Philipiez, né le 18 décembre 1769 à Mansle, Charente, fils de Pierre, marchand et de Marie-Bernard (décédée avant 1807). Réquisitionnaire au 25e bataillon de la Charente (10 mars 1793). Lieutenant (6 avril), capitaine (1er juin), il servit à l’Armée de l’Ouest, puis à l’Armée de Rhin-et-Moselle, Armée des Alpes puis d’Italie (1796-1797). A l’Armée de Rome (1798), à celle de Naples (1799).

« cet officier à l’affaire d’Utricolis, pays romain, le 16 frimaire an 7, à la tête d’un faible détachement s’empara de deux pièces de canon qu’il dirigea et tira sur l’ennemi, et fit par cette action de valeur reculer les Napolitains et les força à abandonner les hauteurs qu’ils occupaient et contribua en partie au succès de l’affaire qui fut en faveur des Français ».

A l’Armée de Réserve (1800), puis l’Armée des Grisons (1801). Il avait été blessé d’un coup de feu à la partie supérieure de la cuisse droite (2 brumaire an 8), à la bataille de Bosco en Italie : « duquel il résulte une grande cicatrice d’une grande étendue qui gêne les mouvements de flexion et d’extension par la rigidité des fibres qui n’ont pu reprendre leur flexibilité ». A l’Armée des Côtes de l’Océan (1804-1805). Chevalier de la légion d’honneur (1805), servant alors au 12e de ligne. Il servit à la Grande Armée (1805-1807). Blessé à la bataille d’Iéna (14 octobre 1806) d’un coup de feu à la partie inférieure de la cuisse gauche. Chef de bataillon (28 octobre). Il servit à l’Armée de Catalogne (1809-1810). Blessé d’un coup de feu à la bataille de Vick en Catalogne (25 février 1810), d’un coup de feu à la partie supérieure et antérieure de la cuisse droite, duquel il resta estropié. Officier de la légion d’honneur (10 mars). Il se trouvait alors au 42e de ligne. Il mourut le 10 avril 1843. Il laissait une veuve Gervaise Philipiez née Philipiez, demeurant à Mansle et deux filles, Sylvia-Gervaise Philipiez épouse de Jules-René Coudert, propriétaire demeurant à Bourdelair, et Marie-Hervilie Philipiez épouse de Charles Duret, huissier demeurant à Saint-Claud, Charente.

Pierre-Charles Boumard, né le 9 mars 1776 à Villefagnan, Charente, fils de Charles bourgeois et de Marie-Suzanne Bitodeau, ayant pour parrain Pierre Boumard et marraine Marie Baud. Réquisitionnaire de la levée des 300 000 hommes (10 mars 1793), il servit en Vendée, sous-lieutenant (6 avril), au 25e bataillon de la Charente aussi dénommé 12e bataillon de la formation d’Angers. Il passa à l’Armée de Moselle (1794), lieutenant (20 messidor an 2). Il servit à l’Armée du Rhin puis des Alpes et d’Italie (1795-1798). Versé par amalgame dans la 60e demi-brigade de bataille, devenue ensuite 12e demi-brigade de ligne. Capitaine (1797), il fit la campagne à l’Armée de Rome puis de Naples (1799) A Magliano (10 frimaire an 7), avec un piquet de 60 hommes, il soutînt le feu d’une colonne ennemie de Napolitains, jusqu’à l’arrivée des grenadiers et du bataillon dont il faisait partie. Blessé d’un coup de feu à la partie supérieure du bras gauche, la balle traversa sous l’omoplate resortit entre les deux épaules (24 prairial an 7). Il fut fait prisonnier de guerre dans cette action, à Modène, en Italie lors de la retraite et fut délivré par l’armée française cinq jours plus tard. Il fit campagne à l’Armée d’Italie et des Grisons (1800-1801), puis à la Grande Armée (1805-1809). Blessé à la bataille d’Iéna de deux coups de feu, dont l’un avait traversé la partie inférieure du menton et l’autre la partie extérieure de la cuisse gauche (14 octobre 1806). Chevalier de la Légion d’honneur (14 avril 1807), alors au 12e de ligne, puis chef de bataillon au 65e de ligne (6 septembre 1808). Il fut fait prisonnier à nouveau, à Ratisbonne (20 avril 1809), mais fut rendu sur parole trois jours plus tard, et échangé ainsi que son régiment contre la garnison de Raab en Hongrie. A l’Armée des Flandres, blessé d’un coup de feu à la mâchoire inférieure à la même place que son ancienne blessure reçue à Iéna (13 août 1809). Il fut fait prisonnier de guerre par les Anglais à Flessingue (16 août 1809. Libéré (17 mai 1814) et nommé officier de la Légion d’honneur (17 mars 1815), par le Roi. Licencié (9 septembre) à Olivet, resta ensuite comme membre du Conseil d’administration à Nantes et Paimboeuf (jusqu’au 20 février 1816). Il rentra chez lui à Villefagnan à cette date. Il semble qu’il reprit du service, puisque son dossier de la Légion d’honneur signala un certificat du 22 janvier 1826, le désignant comme chef de bataillon au 61e de ligne. Il mourut le 26 décembre 1851, ayant tout juste revu l’Empire.

Pierre-Claude-Dauphin Duremer, né 5 octobre 1764, à Angoulême, Charente, fils de Dauphin et de Louise Lachaurue. Réquisitionnaire de la levée des 300 000 hommes, incorporé au 25e bataillon de la Charente, aussi dénommé 12e bataillon de la Formation d’Angers (mars 1793), capitaine (3 juin). Passa par amalgame à la 60e demi-brigade de bataille, puis à la 12e demi-brigade de ligne et enfin au 12e régiment d’infanterie de ligne (1803), où il servit jusqu’au 26 janvier 1807. Blessé d’un coup de feu à la poitrine à la bataille d’Iéna (14 octobre 1806). A nouveau blessé d’un coup de feu à l’omoplate de la partie droite (26 décembre) à la bataille de Pulstuck. Chevalier de la Légion d’honneur (7 juillet 1807), alors qu’il servait au 12e de ligne. Il reçut un certificat de ses états de services (14 décembre 1821).

Pierre Gambier, né le 14 avril 1773, à Lantin canton de Jarnac, Charente, fils de Pierre et de Jeanne Jeaix. Réquisitionnaire de la levée des 300 000 hommes, versé au 25e bataillon de la Charente, il passa ensuite au 3e léger (après 1803). Blessé d’un coup de feu au bras gauche au passage du Rhin (1796). Blessé d’un coup de feu à la hanche gauche à Gênes (mars 1799). Caporal (24 janvier 1813), sergent (1er novembre 1813). Il fit campagne en Vendée, puis à l’Armée du Rhin et d’Italie (1794-1801), au camp de Boulogne (1804-1805), à la Grande Armée (1805-1807), Armée d’Espagne, campagne d’Allemagne, de Russie, de Saxe et de France (1808-1814). Chevalier de la Légion d’honneur (17 mai 1793), alors qu’il était caporal dans les chasseurs à pied de la vieille garde. campagne de Belgique (1815). Mis en réforme (à partir du 10 octobre 1815), et proposé pour la solde de retraite. Il était toujours en service le 15 janvier 1816, date à laquelle il demandait sa retraite, dans le 4e régiment de la Garde royale. Il est dit suite à une visite médicale du 25 mars 1816 à Angoulême :

« est atteint de deux cicatrices situées l’un à la partie moyenne et interne de l’avant-bras gauche, l’autre à la hanche du même côté, ces cicatrices sont le résultat de deux coups de feu et le militaire éprouve en outre des douleurs rhumatismales chroniques occasionnées par les fatigues de la guerre. Il résulte l’impossibilité de faire le service même de vétéran ».

Il mourut le 13 juillet 1861.

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Article de Laurent Brayard

1 Belhomme, Histoire de l’Infanterie en France, tomes 3 et 4.

2 P. Boissonnade, Histoire des volontaires de la Charente pendant la Révolution, 1791-1794, Angoulême 1890, p. 167.

3 Chassin, Études documentaires sur la Révolution Française, La Vendée Patriote, tome 1.

4 P. Boissonnade, Histoire des volontaires de la Charente pendant la Révolution, 1791-1794, Angoulême 1890, p. 168.

5 P. Boissonnade, Histoire des volontaires de la Charente pendant la Révolution, 1791-1794, Angoulême 1890, p. 168.

6 P. Boissonnade, Histoire des volontaires de la Charente pendant la Révolution, 1791-1794, Angoulême 1890, p. 171.

7 P. Boissonnade, Histoire des volontaires de la Charente pendant la Révolution, 1791-1794, Angoulême 1890, p. 183.

8 P. Boissonnade, Histoire des volontaires de la Charente pendant la Révolution, 1791-1794, Angoulême 1890, p. 194.

9 P. Boissonnade, Histoire des volontaires de la Charente pendant la Révolution, 1791-1794, Angoulême 1890, p. 223.

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