4e bataillon de l’Aude

bataillon-de-volontaires-nationaux

4ème bataillon de l’Aude :

 

Date de formation : Selon Belhomme, il fut formé le 7 mars 1793[1].

Historique :

1793 :

Le 1er septembre, l’unité servait à l’armée des Pyrénées-Orientales, dans Montlibre[2].

1794 :

Le 19 avril, le bataillon servait à l’armée des Pyrénées-Orientales dans la division de droite au Mas Deu[3]. En novembre, le bataillon faisait partie de la division Augereau, brigade Beaufort avec la 39ème demi-brigade de bataille, le 2ème de Haute-Garonne, le 1er des grenadiers des Bouches-du-Rhône, le 5ème du Lot, le 1er des Hautes-Alpes, et le 1er bataillon des Vengeurs[4].

Embrigadement/amalgame :

1ère formation :

La 8ème demi-brigade provisoire aussi appelée 1ère demi-brigade de l’Aude fut formée à Figuière, le 17 juin 1795, avec les 4ème, 6ème et 8ème bataillons de l’Aude.

2ème formation :

Il fut versé dans les rangs de la 4e demi-brigade de ligne en seconde formation[5].

Portrait :

Etienne Estève (1771-1844), né à Castelnaudary le 11 octobre 1771. Il s’enrôla au 4ème bataillon des volontaires de l’Aude. Il passa successivement les grades, de fourrier (4 janvier 1794), puis de sergent-major (21 mars), lieutenant ayant fonction de quartier-maître trésorier (22 mars 1795), il sert de 1793 à 1795 à l’armée des Pyrénées-Orientales, puis à l’armée d’Italie (1796 à 1798). Son unité fut amalgamée ensuite dans la 4ème demi-brigade. Il rentra chez lui comme surnuméraire (21 avril 1798), mais réintégra rapidement l’armée en qualité de lieutenant dans la 2ème demi-brigade d’infanterie légère. Il servit à l’armée d’Italie (1799 et 1800), capitaine (21 janvier 1800), et passa ensuite à l’armée des Grisons (1800 et 1801). Il servit au corps d’Observation du Midi (1801), puis à celui des Côtes de Cherbourg (1803 et 1805). Il resta en Hollande (1805), mais rejoignit la Grande Armée (1806 et 1807). Il fut nommé chef de bataillon (31 mai 1807), quelques jours avant la bataille de Friedland. Il fit ensuite une carrière espagnole (1808 à 1814). Major (13 novembre 1808), puis colonel en second au 82ème régiment d’infanterie de ligne. Colonel du 14ème régiment d’infanterie de ligne, dans la division Musnier (29 juin 1810). Chevalier de l’Empire (30 octobre), il combattit à Uldeconas (26 novembre) et reçut le titre de baron de l’Empire (13 juillet 1811), général de brigade (25 novembre 1813), servit par la suite dans les armées d’Aragon et de Catalogne sous le commandement du maréchal Suchet. Il fut envoyé à Lyon avec le général Pannetier (janvier 1814) et intégra l’armée de Lyon du maréchal Augereau dans la même division. Le 11 mars, il passa à la division Musnier et combattit le 20 mars à la bataille de Limonest. Il reçut le 15 juillet, le commandement provisoire du département de la Haute-Loire. Mais il fut mis en non-activité (13 novembre). Aux Cents-jours, il servit au 5ème corps d’Alsace, du général Rapp (6 avril 1815), mais il fut mis à nouveau en non-activité durant la Seconde Restauration (15 septembre), disponible (1er avril 1820), il fut admis à la retraite à la date (1er janvier 1825), mais retrouva un commandement à la Révolution de 1830. Il fut nommé le 16 août, commandant de la 1ère subdivision, départements des Basses-Alpes et du Vaucluse, et commandant de la 8ème division militaire. A nouveau mis en disponibilité (4 décembre), commandant de la subdivision de la Corse (14 janvier 1831), puis à nouveau mis en disponibilité dans le cadre de l’Etat-major général (22 mars), commandeur de la Légion d’Honneur (14 septembre), commandant du département de l’Ariège (14 mars 1832). Il fut toutefois admis définitivement à la retraite (1er novembre 1833). Il mourut dans sa ville natale en avril 1844.

Article de Laurent B.

sehri

[1] Belhomme, Histoire de l’Infanterie en France, tome 3 et 4.

[2] Ordre de bataille de la collection Nafziger, armée des Pyrénées-Orientales, 1er septembre 1793.

[3] Chuquet, Dugommier.

[4] Chuquet, Dugommier.

[5] Champeaux, Etat militaire de la République française pour l’an douze, dédié au Premier Consul d’après son autorisation, 4e partie, p. 150.

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