1er bataillon de la Charente-Inférieure, dit de Rochefort

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1er bataillon de la Charente-Inférieure (dit de Rochefort) :

Date de formation : Selon Belhomme, il fut formé le 22 octobre 17911. Le commandant Dumont confirme cette date2.

Formation :

Il était composé de 568 hommes de divers districts, qui avaient déjà formées des compagnies. Il fut rassemblé à Saintes, et aussitôt organisé en bataillon (22 octobre). Il fut passé en revue par le général de Verteuil (28 octobre), assisté du commissaire des guerres et des commissaires du département, Billotte, Jousseau, Labadie et Saulnier. Il fit bénir son drapeau (12 décembre), puis fut envoyé en garnison dans plusieurs places, à La Rochelle, Marennes et Fourras.

Historique :

1792 :

Le 1er janvier, le bataillon était en garnison à Fouras et à Marennes3. Il fut rassemblé à Rochefort, puis désigné pour l’Armée du Centre, il se mit en route (22 février). Il pass par Poitiers (27 février), à Châtellerault (28 février), à Bourges et à Troyes, traversant Arcis (16 mars), Chalons-sur-Marne (18 mars) et arrivant à Reims (20 mars). Il quitta cette ville après la déclaration de guerre (2 mai), et se rendit à Sainte-Menehould, au camp de Dun. Il fut placé sous les ordres du lieutenant-général Paignat. Il reçut le baptême du feu dans l’affaire d’Ottange, puis tint garnison à Montmédy. Il dut se replier sur Verdun menacé par les Prussiens (29 août). Il se trouva encerclé dans la ville, et il fut compris dans la capitulation de la ville. Il en sortit en emmenant ses canons (2 septembre). Il campa vers la côte de Bienne, sous les ordres de Money et Dillon (6 septembre). Il fut chargé d’occuper les ouvrages en avant du défilé des Grandes-Islettes (7 septembre), et y repoussa une attaque (17 septembre, puis 22 septembre). Il resta sur cette position jusqu’au 2 octobre, puis se porta sur Clermont, où il rejoignit Dillon à Dombasle (4 octobre). Il campa à Sivry-la-Perche, avec l’Armée des Ardennes, et assista à la reprise de Verdun puis de Longwy. Il enleva deux drapeaux aux Autrichiens, à l’affaire de Virton (22 octobre), puis passa sous les ordres de Valence. Il fut envoyé à Montmédy, Carignan et Sedan, toujours dans les rangs de la 2ème division de Money. Il gagna Rocroi et Givet, puis marcha sur Charleroi et Nivelles ,avant de figurer au siège de Namur. Il se distingua au combat de Vivier-l’Agneau (1er décembre), et prit ses cantonnements d’hiver à Malines. Il passa à l’Armée des Ardennes du général Valence, avant-garde commandée par le général Neuilly, 1ère brigade (29 décembre).

1793 :

En janvier, le bataillon se trouvait à Malines, à l’Armée des Ardennes du général Valence, 1ère brigade de l’avant-garde du général Neuilly (14 janvier). Il participa aux combats de la retraite de Belgique, et assistant à la bataille de Neerwinden (18 mars). Lors de la défection du général Dumouriez, il se rendit dans la place de Condé, et se trouva presque aussitôt bloqué dans cette position. Il prit part à deux sorties ordonnées par Chancel, mais dut se rendre lors de la capitulation de la place (12 juillet), dont il sortit le 13, et fut fait prisonnier de guerre. Les 450 survivants furent envoyés en Hongrie, tandis que le quartier-maître, les fourriers et les hommes du dépôt étaient envoyés à Reims, puis à Saintes et affectés à l’Armée de l’Ouest.

1794 :

Le dépôt se trouvait à La Rochelle comptant un effectif de 110 hommes (février.mars). Il servait dans les rangs de l’Armée des Côtes de Cherbourg (novembre).

1795 :

Comprenant encore 164 hommes, à Avranches, il prit part à de petites opérations contre les insurgés chouans (20 avril). Les hommes prisonniers furent échangés dans les premiers jours de novembre, mais 60 hommes seulement revinrent, et furent sont dirigés avec le dépôt sur Versailles.

1796 :

Le dépôt se trouvait à Versailles (10 février), le bataillon partiellement réorganisé (24 mars). Il se trouvait toujours dans cette ville (26 mai), puis fut envoyé à Toulon, où il servit à la garnison des vaisseaux de la marine.

1797 :

Il fut amalgamé au début de l’année, le 19 février, à Toulon.

Embrigadement/amalgame :

1ère formation :

Néant.

2ème formation :

La 41ème demi-brigade de ligne fut formée selon Belhomme, le 12 septembre 1796, à Saint-Quentin avec le 2ème bataillon de la 7ème demi-brigade de bataille, le 3ème bataillon de la 187ème de bataille, le 1er bataillon de la Charente-Inférieure, le 2ème bataillon du Gard, le 4ème bataillon de l’Aisne, le 7ème bataillon de Paris, le 7ème bataillon des fédérés et le 4ème bataillon de la Légion de Police Générale.

Le commandant Dumont donne la formation suivante : 4ème bataillon de la Légion de Police, 7ème des Fédérés, 2ème du Gard, 3ème du Morbihan, 4ème de l’Aisne, 7ème de Paris4.

Le 1er bataillon de la Charente-Inférieure n’intégra ses rangs qu’à Toulon, le 19 février 1797.

État-major du bataillon à sa formation le 22 octobre 17915 :

État-major :

Lieutenant-colonel Antoine de Lombard de Sagne, de l’île de Ré, 35 ans, chevalier de Saint-Louis.

Lieutenant-colonel en second, Georges-Joseph Dufour de Saint-Seine en Côte d’Or, 33 ans.

Quartier-maître trésorier Julien-Augustin de Chasseloup de Laubat, d’Angles, 31 ans.

Adjudant-major Pierre-Emmanuel Miollis, de Solerne (Bouches-du-Rhône), 58 ans,

Adjudant sous-officier Auguste Larue de Lyon, 42 ans.

Chirurgien-major Pierre Roubaud.

Compagnie de grenadiers : capitaine Jean Henry de Rochefort, 28 ans, lieutenant Joseph Latierce de Varaize, 23 ans, sous-lieutenant Pierre-André Ablin de La Rochelle, 17 ans.

1ère compagnie (de la Rochelle) : capitaine Abraham-Louis Guenin de Tramelans-Dessous (Mont-Terrible), 31 ans, lieutenant Emmanuel Garcin de l’île de Ré, sous-lieutenant Pierre Moulineau de Saujon.

2ème compagnie (de Pons) : capitaine Pierre Seguin de Pons, 24 ans, lieutenant Isaac Girault de Jonzac, sous-lieutenant Pierre Fleury de Pons, 25 ans.

3ème compagnie (de Marennes) : capitaine Louis Beaubassin de Saint-Pierre-et-Miquelon, 28 ans, lieutenant Aubin Charron de Marennes, sous-lieutenant Louis Naval de Marennes.

4ème compagnie (de Rochefort) : capitaine Louis-Augustin Dardilouze de Tonnay-Charente, lieutenant Jean-Jacques Goulard de Rochefort, 33 ans, sous-lieutenant Jacques Butreau de Rochefort, 27 ans.

5ème compagnie (de La Rochelle) : capitaine Antoine Berault de Port-au-Prince, lieutenant Louis Dulac de La Rochelle, 22 ans, sous-lieutenant Jacques Toure de La Rochelle, 21 ans.

6ème compagnie (de Saintes) : capitaine Jean-Pierre Guérineau de Saintes, 48 ans, lieutenant Jean-Baptiste Nadeau de Saintes, 33 ans, sous-lieutenant Pierre Mollet des Essarts, 30 ans.

7ème compagnie (de Saintes) : capitaine Laurent Loyer de Saintes, 33 ans, lieutenant Christophe Merlet de Saintes, 52 ans, sous-lieutenant Jacques Fabvre de Saintes, 29 ans.

8ème compagnie (de Saint-Jean-d’Angély) : capitaine Pierre Christin de La Brousse, 21 ans, lieutenant Marc-Antoine Lacoste de Grasse, 57 ans, sous-lieutenant Nicolas Esmein de Saint-Jean-d’Angély.

État-major du bataillon au moment du 2ème Amalgame6 :

État-major :

Chef de bataillon Abraham-Louis Guenin, (capitaine de la 1ère compagnie en 1791),

Quartier-maître P. Bouju,

Adjudant sous-officier J. F. Lesné,

Adjudant-major et chirurgien-major, postes vacants.

Compagnie de grenadiers : capitaine Louis Beaubassin (capitaine de la 3ème compagnie en 1791), lieutenant Pierre-André Ablin (sous-lieutenant dans la compagnie en 1791), sous-lieutenant L. Rougeuil.

1ère compagnie : capitaine Aubin Charron (lieutenant à la 3ème compagnie en 1791), lieutenance vacante, sous-lieutenant L. Berain.

2ème compagnie : capitaine Auguste Larue (adjudant sous-officier en 1791), lieutenance vacante, sous-lieutenant E. Varigaud.

3ème compagnie : capitaine vacant, lieutenant A. Beaudry, sous-lieutenance vacante.

4ème compagnie : capitaine Marc-Antoine Lacoste (lieutenant à la 8ème compagnie en 1791), lieutenance vacante, sous-lieutenant J. Rostan.

5ème compagnie : capitaine Louis Dulac (lieutenant dans la compagnie en 1791), lieutenant Jacques Toure (Sous-lieutenant dans la compagnie en 1791), sous-lieutenant A. Roux.

6ème compagnie : capitaine Pierre Mollet (sous-lieutenant dans la compagnie en 1791), lieutenant B. Royon, sous-lieutenant M. Bonnin.

7ème compagnie : capitaine Laurent Loyer (déjà à ce poste en 1791), lieutenant Fabvre (sous-lieutenant dans la compagnie en 1791), sous-lieutenance vacante.

8ème compagnie : capitaine Pierre Christin (déjà à ce poste en 1791), lieutenant Nicolas Esmein (sous-lieutenant dans la compagnie en 1791), sous-lieutenant P. Roux.

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Article de Laurent Brayard

1 Belhomme, Histoire de l’Infanterie en France, tomes 3 et 4.

2 Commandant Dumont, Les bataillons de volontaires nationaux, p. 60.

3 Journal Militaire de 1792.

4 Commandant Dumont, Les bataillons de volontaires nationaux, p. 61.

5 Commandant Dumont, Les bataillons de volontaires nationaux, p. 60.

6 Idem, p. 61.

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