1er bataillon de la Creuse

1er bataillon de la Creuse :

1er bataillon de la Creuse

Cachet 1er bataillon de la Creuse, Jérôme Croyet

D’après Olivier Siffrin

Date de formation : 13 octobre 1791.


Source : G. Dumont, Les levées révolutionnaires et les bataillons de volontaires nationaux du département de la Creuse, Mémoires de la Société des Sciences naturelles et archéologiques de la Creuse, tome XXVI, 1935-1937, p. 493-566 ; C. Rousset, Les volontaires 1791-1794, Paris, 1888, p. 312, E. Déprez, Les volontaires nationaux (1791-1793), Paris, 1908, p. 419, L. Hennet, État militaire de France pour l’année 1793, Paris, 1903, p. 323). Seul V. Belhomme, Histoire de l’infanterie en France, Paris, 1893-1902, tome III, p. 481, diverge sur la date, donnant par erreur celle du 1er octobre).


Historique1 :

1791 :

Appelé par le décret du 22 juillet 1791 à former un bataillon de volontaires de 574 hommes, levés dans la garde nationale du département, les autorités de la Creuse s’employèrent jusqu’à la fin du mois de septembre à réunir les hommes initialement inscrits. Finalement réuni à Guéret, le bataillon est régulièrement constitué le 10 octobre et passé en revue le 13 par le général de La Morlière. Il compte 563 volontaires, et si ceux-ci sont armés de fusils et de baïonnettes, ils n’ont ni habits ni équipement.


Le bataillon se m
it en route le 18 octobre, et par Montluçon, Moulins, Nevers, Auxerre et Troyes, arriva le 4 novembre à Châlons-sur-Marne. Il prit ses cantonnements d’hiver, partie dans les casernes de la ville, partie en cantonnement dans les localités voisines. Un adjudant sous-officier fut nommé par les autorités militaires en novembre, mais l’adjudant-major ne fut désigné qu’en mars ou avril 1792. Fin 1791, le bataillon fut présenté à Lafayette, à Chalons, et fit une pétition pour être placé sous son commandement.

1792 :

Activement préparé à son entrée en campagne par son nouvel adjudant-major, le bataillon partit pour Metz le 20 avril et fut envoyé le 5 mai au camp de Brandeville (armée des Ardennes). Il assista à l’affaire de l’abbaye d’Orval le 20 juin, puis au combat de Virton, en Luxembourg. Le 11 août, il reçut l’ordre du maréchal Luckner de se rendre à Thionville pour se placer sous les ordres du général Wimpffen. Il se distingua pendant le siège et le bombardement de la place du 25 août au 6 octobre. En récompense, le 1er bataillon de la Creuse fit partie de ceux désignés dans le décret de la Convention du 4 décembre comme ayant bien mérité de la patrie. Pour se conformer au décret du 6 mai 1792 portant à 800 hommes l’effectif des bataillons de volontaires, un complément de 230 recrues fut levé et envoyé par le département de la Creuse en novembre ; une compagnie de canonniers fut également créée. La compagnie de grenadiers fut détachée à l’armée de Belgique ; elle combattit à Jemmapes. Le bataillon passa ses quartiers d’hiver à Verdun. A partir d’octobre, le départ de beaucoup de volontaires, usant de leur droit de quitter les rangs après une année de campagne, diminua les effectifs.

1793 :

Dès la mi-janvier, le bataillon quitta Verdun pour le camp sous Sedan, et passa à la 2e division de l’armée des Ardennes, sous Chazot. En mars, il reçut une centaine de recrues de la Meuse. Un procès-verbal de revue du 8 mai donne un effectif de 37 officiers, état-major compris et 823 hommes, dont 586 présents, 154 détachés à Bouillon et 83 aux hôpitaux. Mal habillé et mal équipé, il perçoit 35 000 livres pour pourvoir à ses besoins. Le bataillon fit partie, sous Beauregard, du détachement qui opéra avec l’armée de la Moselle lors de la prise d’Arlon le 9 juin, puis revint au camp de Sedan où sa compagnie de grenadiers le rejoignit enfin. Au camp d’Ivoy et Bouillon en août, il cantonna à Montmédy le 25 août. En octobre, il fournit plusieurs détachements, avec un dépôt à Verdun. Passé à l’armée de la Moselle en novembre, il se posta à Sarrelouis, puis à Deux-Ponts poussant sur la droite de l’ennemi vers Kaiserlautern en vue du déblocus de Landau. Il se heurta le 28 novembre aux avant-postes ennemis, enleva le 29 un bivouac à la baïonnette et sauva les débris du régiment des Deux-Ponts qui avait été enfoncés par la cavalerie ennemie. Il prit part le 30 à l’attaque générale et dut le soir battre en retraite sur la position dite des Deux-Jumeaux entre Hombourg et Deux-Ponts. Il bivouaqua ensuite dans les bois de Bagatelle, puis aux environs de Bitche. Le bataillon quitta ses cantonnements le 12 décembre, suivit la route de Wissembourg et ne s’arrêta qu’au contact des avant-postes ennemis. Il emporta le 23 la redoute de Limbach avec quatre de ses compagnies électrisées par l’audace du capitaine Beillot. Mais mal gardé la nuit suivante, le bataillon fut surpris et perdit le lieutenant Fleuret et 15 soldats tués, 2 officiers et 30 soldats blessés. Jusqu’à fin décembre, les Creusois se battirent tous les jours, subissant encore une surprise le 31 décembre.


1794 :

Après la retraite des Austro-Prussiens, le 1er janvier, et le déblocus de Landau, le bataillon participa au siège de Fort-Vauban, puis cantonna à Lauterbourg, puis en février, à Spire et Speedorf où il passa l’hiver. A Knittelsheim, à l’armée du Rhin, le 4 avril, il fut renforcé de 233 réquisitionnaires bretons. Son effectif était de 32 officiers et 1 066 hommes au moment d’être passé en revue. « La tenue du bataillon est médiocre, dit le procès-verbal. La police et la discipline sont très négligées mais l’instruction y est à peu près suivie ». Sa section de canonniers ne comptait plus que 21 hommes. Envoyé sur les lignes de la Queich, puis détaché à l’armée de Sambre-et-Meuse, le bataillon poussa jusqu’à Arlon, puis revint au camp de Tiercelet et rentra à l’armée de la Moselle (division Taponnier). Il passa ensuite à l’armée du Rhin et s’installa sur les hauteurs de Pirmasens. Il se distingua le 2 juillet à l’attaque de Trippstadt et à l’affaire du 13 près d’Heltersberg, où il força l’ennemi à abandonner ses retranchements.


Embrigadement/amalgame :

1er formation :

Le 1er bataillon de la Creuse fut amalgamé le 19 thermidor an II (6 août 1794) à Erlebach, avec le 4ème bataillon d’infanterie légère (ci-devant Corses) et le 5ème bataillon de l’Ain pour former la 4ème demi-brigade légère. Selon Belhomme, elle fut formée le 6 août 1794 à Colmar2.

2ème formation :

La 4ème demi-brigade légère entra à son tour le 16 février 1796, dans la composition de la 21ème demi-brigade légère, avec la 14ème bis demi-brigade légère et la 21ème bis demi-brigade légère.3


État des cadres à la formation (13 octobre 1791)4.


État-major :

1er lieutenant-colonel : François-Marie de Froment de Champdumont naquit à Evaux en 1737. Capitaine au régiment de Ginestous, officier au régiment de grenadiers royaux (1772), capitaine au régiment provincial de Moulins, réformé (1779). Chevalier de Saint-Louis, commandant la garde nationale d’Evaux, démissionnaire du bataillon le 26 décembre 1791.

2ème lieutenant-colonel : Gilbert-Jacques Bandy de Nalèche naquit à Felletin en 1756, servit au régiment de Damas, lieutenant de cavalerie, puis capitaine de grenadier, chevalier de Saint-Louis.

Quartier-maître trésorier : François-Jean-Baptiste Gerbaud de Malgane naquit à Chénérailles en 1773, fils d’avocat au Parlement.

Adjudant-major : vacant.

Adjudant sous-officier : vacant.

Tambour-maître : Barthélemy Brette.

Armurier : vacant


Compagnie de grenadiers (57 hommes) :

Capitaine Philippe-Barthélemy Rebière de Land naquit à Chénérailles en 1748. Fils de bourgeois.

Lieutenant Valery-Joseph-Jérôme Voysin naquit à Guéret en 1764, fils d’un avocat au Parlement. Sous-lieutenant Pierre Lavaud naquit au Grand-Bourg de Salagnac en 1766.


1ère compagnie (d’Evaux, 63 hommes) :

Capitaine J.-B. Abdon Souchard naquit à Evaux en 1757, fils d’un procureur fiscal, commerçant. Lieutenant Antoine Mazeron naquit à Evaux en 1760, fils de procureur au baillage d’Evaux, étudiant en médecine à Montpellier. Sous-lieutenant Jean-Louis de Laporte naquit à Mainsat le 13 septembre 1767.


2ème compagnie (de La Souterraine, 63 hommes) :

Capitaine Louis-Pierre Périgaud de Rocheneuve naquit à Chambon en 1741, fils d’un conseiller du roi, président en l’élection de Combrailles, propriétaire et rentier, ayant servi dans la garde parisienne soldée (1789-1790). Lieutenant Jean-Armand Beillot naquit au Dorat (Haute-Vienne) en 1762, ex-génovéfain résident à Evreux. Sous-lieutenant Joseph-Grégoire Pichon de Bury naquit à Saint-Maurice.


3ème compagnie (de Felletin, 63 hommes) :

Capitaine Jacques Dartige naquit à Felletin en 1756, servit comme soldat, caporal et sergent au dépôt de la guerre (1776-1777), puis dans Metz-Artillerie (1777-1784). Lieutenant Louis Besse naquit à Felletin en 1761, fils de marchand, dragon au 6ème régiment de 1783 à 1791. Sous-lieutenant Mars-Antoine Dumas naquit au Mas-d’Artige en 1760, dragon au régiment de Belzunce (1780-1786).


4ème compagnie (de Guéret, etc., 63 hommes) :

Capitaine Guillaume Soudy naquit à saint-Vaury servit au 1er bataillon d’infanterie des colonies (1787-1790). Lieutenant Louis Favier naquit à La Celle-Dunoise en 1769, fils de notaire. Sous-lieutenant Étienne Dumont naquit à La Celle-Dunoise en 1766, fils de bourgeois.


5ème compagnie (de Bourganeuf, 63 hommes) :

Capitaine Marc-Antoine Gavaud naquit à Bourganeuf en 1768, fils de gendarme de la garde du roi. Gendarme de la garde du roi (1786-1789), commandant de la Garde nationale de Bourganeuf. Lieutenant Joseph Cazeneaux [ou Cazenaud] naquit à Bourganeuf en 1769. Sous-lieutenant Paul Fleuret naquit à La Souterraine en 1768.


6ème compagnie (de Guéret, 63 hommes) :

Capitaine Étienne-François Dumarest naquit à Guéret en 1758, fils de procureur au Présidial, major de la Garde nationale de Guéret. Lieutenant Jean-Baptiste Fayolle naquit à Guéret en 1766, fils de procureur au Présidial. Sous-lieutenant Claude-Antoine Fillioux naquit à Guéret en 1771.


7ème compagnie (de Boussac, 63 hommes) :

Capitaine Jean-Baptiste Micheau naquit à Boussac en 1765, étudiant. Lieutenant Étienne-Bernard de L’Etang naquit à Jarnages en 1763, fils d’avocat. Sous-lieutenant Charles Jabin de Doignon naquit à Gouzon.


8ème compagnie (d’Aubusson, 63 hommes) :

Capitaine François Dumonteil naquit à Aubusson en 1771, fils de marchand, servit dans Viennois-Infanterie (1786-1790). Lieutenant Jean-Baptiste Labric, dit Labrique, naquit à Aubusson en 1756, soldat au régiment royal des Vaisseaux (1757-1769[ ?]) Sous-lieutenant Antoine Rigaudie naquit à Aubusson en 1762.


bataillon-de-volontaires-nationaux
État des cadres le 8 mai 1793 :


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er chef de bataillon Nalège,

2ème chef de bataillon Rocheneuve,

Adjudant-major Claude-François Gayet, dit Chambry, naquit à Paris en 1758, soldat dans le régiment de Navarre (1777), caporal (1783), sergent (1785), nommé à ce poste le 15 décembre 1791,

Adjudant sous-officier Jean Taquenet naquit à La Ribière en 1768, servit au régiment de Bresse (1788-1790),

Quartier-maître Mazeron,

Chirurgien-major Philippe-François Bazennerie naquit à Dun-le-Palleteau en 1764, fils de chirurgien, lui même chirurgien à Dun.


Compagnie de grenadiers : capitaine Rebière ; lieutenant Lavaud ; sous-lieutenant Ninard.


1ère compagnie : capitaine Souchard ; lieutenant : Laporte ; sous-lieutenant : Villante.


2ème compagnie : capitaine Beillot ; lieutenant Bury ; sous-lieutenant Champeaux.


3ème compagnie : capitaine Dartige ; lieutenant Cibost ; sous-lieutenant Dumas.


4ème compagnie : capitaine Soudy ; lieutenant Favier ; sous-lieutenant Dumont.


5ème compagnie : capitaine Cazeneaux ; lieutenant Fleuret ; sous-lieutenant Riffalin.


6ème compagnie : capitaine Dumarest ; lieutenant Fayolle ; sous-lieutenant Fillioux.


7ème compagnie : capitaine Micheau ; lieutenant L’Etang ; sous-lieutenant Jabin.


8ème compagnie : capitaine Dumonteil ; lieutenant Labrie ; sous-lieutenant Rigaudie.


Compagnie de canonniers : capitaine Claude Rostollant naquit à Névache (Haute-Alpes) en 1762. Soldat dans Toul-Artillerie (1783), sous-officier canonnier dans la garde nationale soldée parisienne (1789), sous-lieutenant, passa au 104ème régiment (1791). Nommé adjudant-major au 1er de la Creuse (1792), puis capitaine des canonniers (novembre). Lieutenant Besse ; sous-lieutenant Marceron.

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État des cadres, le 6 août 1794, au moment de l’amalgame :


Chef :
Chambry

Quartier-maître Ninard

Adjudant-major Fayolle

Adjudant sous-officier Taquenet

Chirurgien-major Bazennerie


Compagnies de grenadiers : capitaine Dumas L. ; lieutenant Raymond P. ; sous-lieutenant Mosnier V.


1ère compagnie : capitaine Souchard J. B. A. ; lieutenant Laporte J. L. ; sous-lieutenant : Villante G.


2ème compagnie : capitaine Beillot J. A. ; lieutenant Bury J. G. ; sous-lieutenant Champeaux L.


3ème compagnie : capitaine Dartige (J.) ; lieutenant Chastron J. ; sous-lieutenant Janny G.


4ème compagnie : capitaine Soudy (G.) ; lieutenant Dumont E. ; sous-lieutenant Marcellot J. B.


5ème compagnie : capitaine Cazeneaux J. ; lieutenant Thibord A. ; sous-lieutenant Clamont S.


6ème compagnie : capitaine Dumarest E. F. ; lieutenant Lacombe C. A. ; sous-lieutenant Rogues F. J. B.


7ème compagnie : capitaine Micheau J. B. ; lieutenant L’Etang E. B. ; sous-lieutenant Jabin C.


8ème compagnie : capitaine Dumonteil F. ; lieutenant Rigaudie A. ; sous-lieutenant Sambon J.


Compagnie de Canonniers : capitaine Simmonet J. G.

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Pétitions : Discours de Barallon, député de la Creuse, lu à la Convention nationale le 24 mars 1793 :


« Citoyens, le premier bataillon de la Creuse, vous expose ses besoins. Personne n’ignore le courage qu’il a toujours montré, surtout au siège de Thionville. Sa bonne tenue, sa discipline, sa subordination sont de puissantes recommandations auprès de vous. 300 hommes de ce corps sont en ce moment aux prises avec l’ennemi ; tout le bataillon y serait s’il était en état de marcher. Mais les volontaires manquent de linge, de bas, da guêtres, de souliers, de tous les objets en un mot de petit équipement. Le conseil d’administration observe que la campagne dernière, extrêmement destructive, a tout anéanti; qu’au surplus la retenue, qui ne s’élève qu’à 9 livres par trimestre, ne saurait suffire à des volontaires qui usent pour 18 livres de souliers dans ce même espace de temps. J’ajouterai, d’après la vérification que j’en ai faite dans les bureaux de la guerre, que ce bataillon est un de ceux qui a le moins coûté à la République. Vous ne permettrez donc pas, citoyens, que son courage reste plus longtemps enchaîné, et vous vous hâterez d’accorder à ces zélés défenseurs de la patrie les secours indispensables qu’ils réclament. Je convertis en motion la pétition du 1er bataillon de la Creuse, et je demande que le ministre de la guerre soit autorisé à lui fournir sur-le-champ tous les objets de petit équipement dont il a réellement besoin. »5.

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Portrait :

Pierre-François-Jean-Baptiste Gerbaud, naquit à Chénerailles en 1773, issu d’une famille de noblesse de robe, il s’engagea ans le 1er bataillon de la Creuse (1791), puis passa avec un brevet dans la ligne (mai 1792), sous-lieutenant au 52e régiment d’infanterie, il fut envoyé en garnison à Bastia. Il participa à l’expédition de Sardaigne (début 1793), fait prisonnier par les Anglais, interné en Espagne à Barcelone, puis à Lorca, il resta emprisonné jusqu’à la paix de Bâle (octobre 1795). Il ne reprit du service qu’en 1797, après s’être reposé dans sa famille, envoyé à l’armée d’Italie, il arriva à Turin après la signature du traité de Campo-Formio. Capitaine, il servit durant la campagne d’Égypte (1798), attaché à l’État-major du général de division Vial, il fut tué en floréal an VII, au siège de Saint-Jean-d’Acre.

Article d’Olivier Siffrin et de Laurent Brayard

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1 cet historique est un résumé tiré de la partie consacrée au 1er bataillon de la Creuse dans l’article de G. Dumont, op. cit, p. 493-510.

2 C. Rousset, op. cit, p. 364.

3 C. Rousset, op. cit, p. 397, donne comme date le 1er ventôse an IV = 20 février 1796.

4 Établi par G. Dumont, op. cit., p. 499-502 [13 octobre 1792], p. 507-508 [8 mai 1973], p. 509-510 [6 août 1794].

5 La Convention nationale passe à l’ordre du jour motivé sur ce que le ministre de la guerre est autorisé à fournir aux bataillons de volontaires tout ce qui leur est essentiellement nécessaire, in Archives parlementaires – Convention nationale,T. 60, page 508 (séance du 24 mars 1793).

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