7e bataillon de la Charente

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7ème bataillon de la Charente :

Date de formation : Selon Belhomme, il fut formé le 14 février 17931. Toutefois le Journal militaire de 1793 le signale en janvier 1793 comme formé et se trouve à Mons. Selon Boissonade, il fut formé en septembre-octobre 1792, il comprenait la 1ère compagnie de Rouillac du capitaine Thomas qui forma la 6e compagnie du bataillon.

Ouvrage de référence :

P. Boissonnade, Histoire des volontaires de la Charente pendant la Révolution, 1791-1794, Angoulême 1890.

Historique :

1793 :

Il fut dirigé immédiatement sur la Vendée. Le 15 mai, le général Chalbos attendait avec son armée l’assaut des Vendéens. Il reçut le renfort de l’armée de Sandoz, comprenant 3 000 fantassins, 100 cavaliers et du canon. Les Vendéens attaquèrent le 16 mai avec une force de 7 000 à 8 000 hommes. Durant deux heures la canonnade et la fusillade firent rage. La droite vendéenne progressant, Chalbos ordonna une première charge qui resta inefficace, puis une deuxième menée par son chef d’État-major Nouvion. Il eut son cheval tué sous lui, mais d’Elbée fut blessé et emporté vers l’arrière, les Vendéens surpris et perdirent pied. Chalbos les poursuivit jusqu’à la forêt de Vouvant et leur prit toute leur artillerie soit une trentaine de canons et la fameuse Marie-Jeanne. Les Vendéens avaient perdu environ 600 hommes pour une dizaine de bleus à terre.

Mais les chefs vendéens appelèrent au rassemblement général, Chalbos attaqua et dissipa un rassemblement de 300 Vendéens à La Châtaigneraie, mais le 24 mai, il prit conscience de la puissance des rassemblements ennemis et se replia sur Fontenay. Le 25 mai, de 30 à 40 000 paysans surgirent de tous les côtés. Le champ de bataille était le même, Chalbos ordonna à la gendarmerie à cheval de charger les masses ennemies, mais elle tourna les talons. Les Vendéens se jetèrent sur l’artillerie républicaine, très nombreuse. A chaque décharge les paysans se couchaient au sol puis se relevaient et progressaient. La cavalerie vendéenne acheva la déroute des républicains, les bleus furent balayés, ils perdirent 3 000 prisonniers et 70 morts, les blancs des pertes pour ainsi dire infimes. Garnier de Saintes eut son cheval tué sous lui et s’échappa sur le cheval d’un gendarme. Nouvion tenta d’arrêter la déroute, mais dut fuir avec 25 gendarmes poursuivis par 200 cavaliers vendéens. Il s’échappa par miracle.

La Marie-Jeanne fut reprise ainsi que toute l’artillerie vendéenne perdue le 16, plus une dizaine de pièces. Les Vendéens s’emparèrent de Fontenay, délivrant 240 prisonniers, prenant 900 000 francs en assignats. La ville subit un pillage en règle sans que les menaces des chefs puissent arrêter les désordres. Deux jours plus tard, les Vendéens évacuèrent la ville, leur armée avait disparu une fois de plus dans la nature. Niort qui était quasiment sans défense ne fut pas prise. Le 7ème de la Charente participa au moins aux dernières opérations des batailles de Fontenay, où il fut en partie fait prisonniers (25 mai). Ses restes de débandèrent et les hommes rentrèrent chez eux.

1794 :

Ce qu’il en restait fut incorporé le 1er octobre à Saint-Gilles, dans le 7ème bataillon de la formation d’Orléans.

Embrigadement/Amalgame :

1ère formation :

Néant.

2ème formation :

Belhomme toutefois signale : que la 79ème demi-brigade de ligne fut formée le 13 février 1796, à Strasbourg, avec la 79ème demi-brigade de bataille, la demi-brigade du Pas-de-Calais et le 7ème bataillon des Charentes.

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Article de Laurent Brayard

1 Belhomme, Histoire de l’Infanterie en France, tomes 3 et 4.

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