2e bataillon de l’Aude

bataillon-de-volontaires-nationaux

2ème bataillon de l’Aude :

 

Date de formation : 10 novembre 1791[1].

Historique :

1791 :

Composé de 545 volontaires des districts de Carcassonne (284 hommes), Lagrasse (71 hommes) et Narbonne (213 hommes), ils furent rassemblés à Carcassonne le 6 septembre, mais ne furent organisés en bataillon que le 10 novembre. Il fut passé en revue le jour même par le lieutenant-général de Chollet, le commissaire des guerres Despiès et les commissaires du département Barthe et Marcel. Il partit le 22 décembre pour rejoindre l’armée du Midi, passa le 27 à Sigean, le 28 à Perpignan et s’établit à Céret, ayant trois compagnies détachées à Arles et une au Boulou.

1792 :

Le 1er janvier, le bataillon était en garnison à Perpignan selon le Journal Militaire de 1792 ce qui est une fausse information. Il se trouvait toujours à Céret avant d’être incorporé dans l’armée des Alpes le 6 mai. Il quitta Céret le 30 mai, passa par Narbonne, Nîmes, par Pont-Saint-Esprit le 12 juin, par Valence et il fut dirigé sur le camp de Cessieu. Il partit de Saint-Symphorien le 4 juillet, passa par Ubaye, Barcelonnette et s’installa en garnison à Tournoux, et dans les alentours, il fut alors compté dans les effectifs de l’armée d’Italie. Il était encore dans cette position le 18 septembre. Il partit à la fin du mois, se rendit sur le Var, repassa par Barcelonnette et arriva à Nice où il cantonna jusqu’au 12 octobre. Il détacha ses grenadiers et sa 5ème compagnie à Sospel, cette dernière formée en compagnie de chasseurs. Il combattit à Lantosque, puis il partit le 25 novembre sur ordre du général Rossi pour l’armée des Pyrénées. Il passa par Nîmes le 7 décembre, le 17 à Carcassonne où il fut chaleureusement accueillit.

1793 :

Il s’y trouverait à Perpignan encore en janvier[2] ce qui est de l’ordre du possible. Il fut désigné pour l’armée des Pyrénées-Occidentales et passa à Pau le 19 mars, cantonnant à Ustarrits le 1er avril avec un effectif de 633 hommes. Il combattit sur la Bidassoa le 23 mars, à l’affaire du camp de Sare, puis sur la Montagne de Louis XIV le 22 juin. Il se trouvait encore aux affaires du 23 juillet, puis du 30 août. Il était au camp de Saint-Jean-de-Luz le 1er septembre, avec une compagnie détachée, ayant 499 présents sous son drapeau. Le bataillon était à l’armée des Pyrénées-Occidentales en décembre, division de Saint-Jean-de-Luz[3].

Embrigadement/amalgame :

1ère formation :

La 147ème demi-brigade de bataille fut formée à Perpignan le 28 août 1795, selon Belhomme[4]. Elle se composait du 1er bataillon du 80ème régiment, et des 2ème et 3ème bataillons de l’Aude selon Louis Susane[5] et le commandant Dumont[6]. Belhomme indique, 2ème et 3ème bataillons de Mende. Louis Susanne et le commandant Dumont  donnent comme formation le 22 septembre 1793.

2ème formation :

La 147ème de bataille devint à l’armée d’Italie, la 4ème demi-brigade de ligne, le 12 mars 1796.

État des cadres à la formation, revue du 10 novembre 1791[7] :

Lieutenant-colonel Marie-Scipion D’Exea, de Narbonne, 57 ans,

Lieutenant-colonel en second Jean-Paul D’Astruc, de Cahuzac, 34 ans,

Quartier-maître trésorier Louis Garry,

Adjudant-major non connu,

Adjudant sous-officier François Alberny de Carcassonne, 27 ans,

Chirurgien-major Lacroix.

Compagnie de grenadiers :

Capitaine Maximilien-Henry Maury de Lagrasse, 26 ans, lieutenant Jean-Louis Gros de Carcassonne, 24 ans, sous-lieutenant Joseph Hue de Limoux, 23 ans.

1ère compagnie de Lagrasse :

Capitaine Pierre Darnis, lieutenant Antoine Max de Lagrasse, 23 ans, sous-lieutenant Victor Hammier.

2ème compagnie de Carcassonne :

Capitaine Nicolas Louis dit Parroy de Carcassonne, 52 ans, lieutenant Pierre-Claude Sicre de Carcassonne, 16 ans, sous-lieutenant François Calvayrac de Carcassonne, 20 ans.

3ème compagnie de Narbonne :

Capitaine Marc Vernon, lieutenant Jean Roger dit Lafeuillade, sous-lieutenant Léon Vignes.

4ème compagnie de Narbonne :

Capitaine Pierre-Jean-Louis-Aphrodise Cassan de Lézignan, 20 ans, lieutenant Joseph Sizaire de Rieux-Minervois, 20 ans, sous-lieutenant Baptiste Cassan de Lézignan.

5ème compagnie de Carcassonne :

Capitaine Jean-Baptiste Arnaud de Carcassonne, 37 ans, lieutenant Charles Ressigeac de Carcassonne, 32 ans, sous-lieutenant Marie-Paul Reboulh, 24 ans.

6ème compagnie de Carcassonne :

Capitaine Bernard-Georges-François Frère de Montréal, 29 ans, lieutenant Bernard Cancal, sous-lieutenant Marc-Antoine Sanche.

7ème compagnie de Carcassonne :

Capitaine Gabriel Castel, lieutenant Marc Navarrat, sous-lieutenant Jean-Jacques Lagarde.

8ème compagnie de Carcassonne :

Capitaine Pierre-Antoine Cabart, lieutenant Antoine Figeac, Sous-lieutenant Bernard Piquet.

 

État des cadres au moment de l’Amalgame[8] :

Chef de bataillon Frère,

Chef de bataillon en second Jean-Baptiste Arnaud, (capitaine à la 5ème compagnie en 1791),

Quartier-maître trésorier non connu,

Adjudant-major Montaudry,

Adjudant sous-officier D. Cabanier,

Chirurgien-major vacant.

Compagnie de grenadiers : capitaine Jean-Louis Gros (lieutenant dans la compagnie en 1791), lieutenant non connu, Sous-lieutenant Bergé.

1ère compagnie : capitaine Signier, lieutenant A. Bru, sous-lieutenant Arnaud.

2ème compagnie : capitaine Antoine Max (lieutenant à la 1ère compagnie en 1791), lieutenant non connu, sous-lieutenant G. Saunier.

3ème compagnie : capitaine François Calvayrac (sous-lieutenant à la 2ème compagnie en 1791), lieutenant F. E. Deville, sous-lieutenant non connu.

4ème compagnie : capitaine Pierre-Jean-Louis-Aphrodise Cassan (déjà à ce poste en 1791), lieutenant Marsan, sous-lieutenant Dupont.

5ème compagnie : capitaine J. Teulet, lieutenant non connu, sous-lieutenant non connu.

6ème compagnie : capitaine non connu, lieutenant J. Avienis, sous-lieutenant J. J. Bertrand.

7ème compagnie : capitaine non connu, lieutenant F. Sarrère, sous-lieutenant J. Fabre.

8ème compagnie : capitaine François Alberny (adjudant sous-officier en 1791), lieutenant et sous-lieutenant non connus.

 

Portraits :

François Peyre, né à Carcassonne en 1765, sergent-Major au 2ème bataillon de l’Aude, puis Quartier-maître trésorier au 3ème bataillon des Basses-Alpes (1792). Nommé commissaire des guerres par les représentants du Peuple devant Toulon (1793). Non compris dans l’organisation de juin 1795. Réintégré et reconnu par le gouvernement (1800), il fut licencié et réformé (1801), puis remis en activité (1805). Réformé de nouveau (1809), il fut noté pour n’être plus employé, par manque non de talents, mais de zèle et d’exactitudes[9].

Article de Laurent B.

sehri

[1] Commandant Dumont, Les bataillons de volontaires nationaux, p. 45.

[2] Journaux militaires de 1793.

[3] Général Ansoborlo, Les soldats de l’An II au pays basque, l’Armée des Pyrénées-Occidentales, Société des sciences, lettres et arts de Bayonne, Bayonne, 1988.

[4] Belhomme, Histoire de l’infanterie française.

[5] Louis Susane, Histoire de l’ancienne infanterie française.

[6] Commandant Dumont, déjà cité, p. 45.

[7] Commandant Dumont, Les bataillons de volontaires nationaux, p. 44.

[8] Commandant Dumont, déjà cité, p. 45.

[9] Mémoires de Griois, p. 271.

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