1er bataillon de réquisition de Confolens, ou 22e de la Charente

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1er bataillon de réquisition du district de Confolens, puis 22e bataillon de la Charente :

Date de formation : octobre 1793.

Formation :

Le district de Confolens put fournir un totale de 2 022 hommes. Le bataillon fut probablement formé à Niort. Il ne comprenait que 1 585 hommes, et fut envoyé en garnison à Parthenay. 324 hommes décédèrent de maladies dans cette localité en quelques mois. A l’origine les hommes venaient des localités suivantes : 311 de Confolens, 182 d’Alloue, 99 de Champagne-Mouton, 811 de Saint-Claud, 170 de la Péruse, 167 de Brigueil, 128 de Saint-Germain.

Historique :

1794 :

Le 20 avril, par la désertion le bataillon ne comptait plus que 450 hommes sous les drapeaux. Il ne fut pas renvoyé immédiatement en Charente pour y être complété et équipé, restant à Parthenay sur l’ordre de Turreau. Il fut renvoyé finalement mi-avril en Charente, pour y être complété et armé. Il ne comptait plus que 430 hommes sous les drapeaux, la maladie avait fait des ravages, 342 étaient morts dans les cantonnements insalubres de Parthenay en quelques mois, 24 hommes encore avaient été envoyés à Poitiers.

Les administrateurs du département s’engagèrent à le renvoyer au front complété de 338 hommes, armés et équipés. Le bataillon de Confolens fut divisé en deux moitiés, l’une partit de Parthenay par Poitiers, Issoudun, Bourges, Avallon, Dijon pour ensuite arriver à Colmar. L’autre passa par Saint-Junien, Limoges, Moulins, Autun, Besançon pour arriver également à Colmar au commencement de juin. A son arrivée il comprenait un effectif de 900 à 1 000 hommes.

Selon Didier Davin, le bataillon de réquisition de Confolens devint le 22e bataillon de la Charente.

Amalgame :

Les hommes du bataillon furent sans doute incorporés dans des unités déjà constituées, notamment des réquisitionnaires du bataillon se retrouvèrent dans les 19e, 20e, 164e et 170e demi-brigades de batailles.

Portrait :

Jean Demouton, né à Brillac, canton de Confolens, Charente, le 2 février 1774, fils de Barthélémy, métayer et de Françoise de Las Barussias et pour parrain et marraine Jean et Jeanne Faubert. Réquisitionnaire de la levée en masse d’août 1793, incorporé au 1er bataillon de réquisition du district de Confolens (8 septembre 1793). Il servit à l’Armée du Rhin (1794-1801), caporal (16 octobre 1802) à l’Armée de Batavie. Il servit à la Grande Armée (1805-1809), sergent (16 novembre 1806), blessé à la bataille de Wagram (6 juillet 1809), de deux coups de feu à l’épaule droite et au bras gauche, sergent-major (16 juillet). Il fit la campagne de Russie, sous-lieutenant (15 mars 1812), blessé à la prise de Smolensk d’un coup feu à la tête (17 août), blessé à nouveau à la bataille de la Moskova (7 septembre), d’un coup de feu à la tête, lieutenant (11 octobre). Il fit la campagne de Saxe (1813), chevalier de la Légion d’honneur (13 juillet), capitaine (19 septembre), alors au 21e de ligne. Il fut fait prisonnier (1er décembre), par la rupture de la capitulation de Dresde. Rentra en France (1er août 1814). Cessa de servir au 21e de ligne (19 août) et autorisé à rentrer dans ses foyers. Il reçut le même jour un certificat de ses années de service à Cambrai, du Conseil d’administration du 21e de ligne. Il mourut le 8 août 1822.

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Article de Laurent Brayard

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