1er bataillon du Calvados

bataillon-de-volontaires-nationaux

1er bataillon du Calvados :

Date de formation : Selon Belhomme, il fut formé le 17 octobre 17911. Le commandant Dumont confirme la date, mais le bataillon fut reformé une deuxième fois le 25 octobre2.

Historique :

1791 :

Il était composé de 571 volontaires de divers districts sauf celui de Vire, qui furent formés sur place en compagnies, à Lisieux le 17 octobre. Ils furent reformés à nouveau du 18 au 25 octobre, et organisés ce jour en bataillon. Il fut passé en revue le 25 octobre, par le maréchal de camp La Valette, le commissaire des guerres Duval, et le commissaire du département Monsieur de Burcy. N’étant ni habillé, ni armé, le bataillon fut tout de même mis en route le 8 novembre, il passa par Caen et Bayeux, et fut mis en garnison à Saint-Lô le 11 novembre, puis à Carentan le 26 novembre.

1792 :

Le 1er janvier, le bataillon était en garnison à Carentan où il demeura jusqu’au mois de mai. A la déclaration de la guerre, il comprenait un effectif de 549 hommes. Il se mit en route le 5 mai, pour se rendre à Laon. Il servit ensuite à l’armée du Nord du maréchal Luckner3. Il se trouvait à Laon le 18 mai, le 21 mai à Guise comprenant 562 hommes. Il se rendit ensuite à Landrecies, à la place du Quesnoy, puis à Marchiennes, ayant détaché 250 hommes à Saint-Amand. Il prit part à l’affaire de Saint-Amand le 8 septembre, et se constitua le 17 une compagnie de canonniers. Il arriva le 21 septembre à Lille, où il se trouva bientôt assiégé. Il prit part à toutes les sorties jusqu’à la levée du siège le 6 octobre. Il demeura tout l’hiver dans la place, avec son dépôt à Douai, effectif de 611 hommes.

1793 :

En janvier, il était en garnison à Lille. Le bataillon partit de cette place le 15 janvier, pour se rendre à Menin en Belgique. En février, il se trouvait à Bruges. Le 1er mars, le bataillon faisait partie de l’armée de Hollande du général Dumouriez, colonne de renfort du général De Flers. Il comprenait un effectif de 352 hommes4. Il servit au siège de Wilhemstadt. Lors de la retraite, il fut dirigé sur le camp de Cassel, avec un effectif de 420 hommes, et fournit le 12 mai une compagnie au 13ème bataillon de la formation d’Orléans (capitaine Hubert, lieutenant Duprey, sous-lieutenant Taupin).

Il prit part aux opérations autour de Bergues et de Dunkerque en août, faisant partie de la division Leclaire, rassemblée dans la nuit du 5 au 6 septembre à Bergues. Elle passa à l’attaque le 6 à Beentis-Meullen, renouvelant son attaque le 7 et cantonnant le soir près du canal, colonne de gauche aux ordres de Duval. Le bataillon se distingua le 8 septembre à la bataille et prise d’Hondschoote. Il fut embrigadé dès ce moment avec le 2ème bataillon du 24ème régiment d’infanterie et le 1er bataillon des Bouches-du-Rhône, poursuivant la campagne. Le 2 octobre, il bivouaquait au camp de Rosendaël, près de Dunkerque, assista à la prise de Furnes, le 4 octobre, puis au siège de Nieuport. Il cantonnait à Rosbrugghe en décembre.

1794 :

Toujours au camp sous Dunkerque, il servait à la division du général Ferrand le 1er janvier, comptant encore 264 hommes. A partir du 10, il reçut des réquisitionnaires, dont 397 hommes du 2ème bataillon d’Hazebrouck. Il cantonna ensuite à Wormhoudt le 16 février, puis campa le 23 mars à Cassel, où il fut passé en revue avant nouvelle formation et reçut encore l’apport de 74 recrues du Rouen. Le 19 avril, il faisait partie de la division du général Souham, armée du Nord du général Pichegru. Il comptait un effectif de 879 hommes, et d’après Desbrières5, il fut amalgamé auparavant dans la 23ème demi-brigade de bataille. Ce fait s’avère faux. Le 25 avril, il était à la prise de Menin, puis ensuite aux affaires de Courtrai, de Bruges, au siège d’Ypres le 5 juin, à celui de Nieuport en juillet.

Embrigadement/amalgame :

1ère formation :

La 48ème demi-brigade de bataille fut formée selon Belhomme le 10 avril 1794, selon le commandant dumont le 18 août 1794. Sa formation comprenait le 2ème bataillon du 24ème régiment d’infanterie, le 1er du Calvados et le 1er des Bouches-du-Rhône. Toutefois Belhomme indique qu’il s’agit du 2ème des Bouches du Rhône et non du 1er.

2ème formation :

Le 29 février 1796, elle devint à l’armée du Nord, la 48ème demi-brigade de deuxième formation.

État des cadres à la formation du bataillon, revue du 25 octobre 17916 :

Lieutenant-colonel Joseph-Hervé-Jean Le Roy De Préval, de Bayeux, 54 ans, chevalier de Saint-Louis,

Lieutenant-colonel en second Antoine Arnaud, de Grenoble, 42 ans,

Quartier-maître trésorier Jacques-Bernard Le Dannois, de Lieury, 30 ans,

Adjudant-major Guillaume-Aimé-Michel Chantepie, de Caen, 30 ans,

Adjudant sous-officier Jean Le Marchand, de Secqueville-en-Bessin, 28 ans,

Chirurgien-major Jacques Gueroult, d’Orbec.

Compagnie de grenadiers :

Capitaine non connu, lieutenant Auguste Vauthier, sous-lieutenant Charles-François Blouet de Caen, 31 ans.

1ère compagnie (2ème de Caen) :

Capitaine Pierre-Jean-Laurent Barthel, de Bayeux, 41 ans, lieutenant Nicolas-Noël-Aimé Dupont, de Caen, 46 ans, sous-lieutenant Jean-Marguerin Paris de Caen, 38 ans.

2ème compagnie (de Lisieux) :

Capitaine Adrien Hubert des Monceaux, 20 ans, lieutenant François-Maurice Laisney de Lisieux, 26 ans, sous-lieutenant Charles-Thomas Caboulet de Lisieux, 25 ans.

3ème compagnie (1ère de Caen) :

Capitaine Jacques Courty de Bergerac en Dordogne, 37 ans, lieutenant Jean-Baptiste Bouchard de Caen, sous-lieutenant André Pestel de Caen.

4ème compagnie (de Falaise) :

Capitaine Louis-Thomas Godefroy de Falaise, 36 ans, lieutenant Jean-Jacques Forestier dit Duvergis de Falaise, 31 ans, sous-lieutenant Philippe Lefèvre dit Lafosse de Falaise, 33 ans.

5ème compagnie (de Pont-l’Evêque) :

Capitaine Gilles-François Guerit de Saint-Martin-de-la-Lieue, 26 ans, lieutenant Pierre Petit-Maugin de Moyenneville, 45 ans, sous-lieutenant Pierre-Félix Taupin du Havre dans la Seine-Inférieure, 23 ans.

6ème compagnie (de Pont-l’Evêque) :

Capitaine Thomas Gilles, lieutenant Jean-Charles Duprey de Bonneval, 28 ans, sous-lieutenant Charles-Luc Guéroult d’Orbec, 33 ans.

7ème compagnie (de Bayeux) :

Capitaine Gilles Martin, lieutenant Jean-François Guiton de La Croix de Bayeux, 30 ans, sous-lieutenant Michel Le Terrier de Bayeux, 54 ans.

8ème compagnie (3ème de Caen) :

Capitaine Jean-Gabriel Castillon de Caen, 42 ans, lieutenant François Hedien de Caen, sous-lieutenant Pierre Aubin de Paris, 47 ans.

État des cadres au moment de l’amalgame en 17947 :

Chef de bataillon Antoine Arnaud, (lieutenant-colonel en second en 1791),

Quartier-maître trésorier non connu,

Adjudant-major Auguste Vauthier, (lieutenant à la compagnie de grenadiers en 1791),

Adjudant sous-officier Jean Lemarchand, (déjà à ce poste en 1791),

Chirurgien-major non connu.

Compagnie de grenadiers : capitaine Pierre Petit-Maugin (lieutenant à la 5ème compagnie en 1791), lieutenant Charles-François Blouet (sous-lieutenant dans la compagnie en 1791), sous-lieutenant J. N. Pain.

1ère compagnie : capitaine Pierre-Jean-Laurent Barthel, lieutenant Nicolas-Noël-Aimé Dupont, sous-lieutenant Jean-Marguerin Paris. Ces trois officiers étaient à ce poste en 1791.

2ème compagnie : capitaine Aimé-Michel Chantepie (adjudant-major en 1791), lieutenant François-Maurice Laisney (déjà à ce poste en 1791), sous-lieutenant Charles-Thomas. Caboulet (déjà à ce poste en 1791).

3ème compagnie : capitaine Jacques Courty, lieutenant Jean-Baptiste Bouchard, sous-lieutenant André Pestel. Ces trois officiers étaient à ce poste en 1791.

4ème compagnie : capitaine Louis-Thomas Godefroy, lieutenant Jean-Jacques Duvergis, sous-lieutenant Philippe Lafosse. Ces trois officiers étaient à ce poste en 1791.

5ème compagnie : capitaine Gilles-François Guérit (déjà à ce poste en 1791), lieutenant Michel Le Terrier (sous-lieutenant à la 7ème compagnie en 1791), sous-lieutenant Pierre-Félix Taupin (déjà à ce poste en 1791).

6ème compagnie : capitaine Thomas Gilles (déjà à ce poste en 1791), lieutenant Pierre Aubin (sous-lieutenant à la 8ème compagnie en 1791), sous-lieutenant Charles-Luc Guéroult (déjà à ce poste en 1791).

7ème compagnie : capitaine Gilles Martin (déjà à ce poste en 1791), lieutenant Jean-François Guitton (déjà à ce poste en 1791), sous-lieutenant P. J. Lefèvre.

8ème compagnie : capitaine Jean-Gabriel Castillon (déjà à ce poste en 1791), lieutenant François Hedien (déjà à ce poste en 1791), sous-lieutenant P. Bousauquier.

Portrait :

Guillaume baron Pouchin de la Roche, né à Geffosse dans le Calvados, le 31 janvier 1767. Volontaire au 1er bataillon du Calvados (17 octobre 1791), lieutenant au 4ème bataillon de volontaires de la Manche (7 septembre 1792).

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Article de Laurent B.

1 Belhomme, Histoire de l’Infanterie en France, tome 3 et 4.

2 Commandant Dumont, Les bataillons de volontaires nationaux, p. 51.

3 Journal Militaire de 1792.

4 Ordre de bataille de la collection Nafziger, armée de Hollande, 1er mars 1793.

5 Desbrières, La Cavalerie Française de la Révolution.

6 Commandant Dumont, Les bataillons de volontaires nationaux, p. 50.

7 Commandant Dumont, déjà cité, p. 51.

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