8e bataillon du Doubs

8ème bataillon du Doubs dit de Sainte Hippolyte :

8e bataillon du Doubs

Lettre, 8ème bataillon du Doubs, document transmis par Jérôme Croyet

Date de formation : selon Belhomme, il fut formé le 5 août 17921.

Historique :

1793 :

En janvier, le bataillon se trouvait à Bicsheim2.

Embrigadement/amalgame :

1ère formation :

La 204ème demi-brigade de bataille fut formée le 9 juillet 1795, à Mayence, selon Belhomme, le 19 juin 1795, selon Louis Susane3. Elle se composait du 8ème du Doubs, du 8ème du Nord et du 4ème de l’Oise (et selon Camille Rousset le 4ème bataillon de réquisition de Strasbourg4).

2ème formation :

Elle devint en seconde formation les 97ème, 50ème demi-brigades de ligne et 16ème demi-brigade légère. Le 1er bataillon fut incorporé à l’armée de Rhin et Moselle dans la 97ème demi-brigade. Le 2ème bataillon fut incorporé dans la 50ème demi-brigade.

Portrait :

Charles-Nicolas Méquillet, naquit à Blamont dans le Doubs le 19 décembre 1728. Fils Aîné du sieur Jean-Nicolas Méquillet ministre luthérien et de Suzanne-Elisabeth Falot sa femme. Enseigne au régiment suisse de La Cour au Chantre (1745), sous-lieutenant puis lieutenant la même année, nommé capitaine-lieutenant (1758). Il fut fait prisonnier par les Anglo-Hanovriens à Warbourg et échangé (31 juillet 1761). Entra au régiment suisse de Jenner, nommé chevalier du Mérite Militaire (mai 1763.) Réformé (1764), il se retira à Bondeval dans le Doubs. Capitaine au 2ème bataillon des volontaires du Doubs (9 octobre 1791). Nommé lieutenant-colonel en premier du 8ème bataillon du Doubs (19 juillet 1792). Il servit dans le pays de Porentruy et il fut envoyé à Délémont (août 1793), puis dans le Haut-Rhin (décembre). Ayant reçu un brevet de général de division, il supposa une erreur et le fit envoyer à son frère et resta à la tête de son bataillon. Xavier Audouin chef de bureau au ministère de la guerre lui écrivit ainsi qu’au général Pichegru, qu’il s’agissait bien de lui et ordre lui fut donné de prendre le commandement de la division de Haguenau (5 mars 1794). Envoyé sur la Lauterbourg, il commanda la division du Moyen-Rhin (8 avril), mais fut destitué selon Georges Six pour les mêmes raisons que son frère, c’est-à-dire nullité et port des épaulettes considérées comme formes de l’Ancien Régime, ce qui augure une autre confusion entre les deux hommes, mais sans certitude (24 juillet). Admis au traitement de réforme avec 3 000 francs (décembre 1798), il fut placé à la retraite comme lieutenant-colonel à compter du 23 septembre 1799, comme n’ayant jamais exercé le commandement de général de division. Il morut à Bondeval dans le Doubs le 4 octobre 1802.

Article de Laurent Brayard, iconographie Jérôme Croyet

sehri

1 Belhomme, Histoire de l’Infanterie en France, tomes 3 et 4.

2 Journal Militaire de 1793.

3 Louis Susane, Histoire de l’ancienne infanterie française.

4 Camille Rousset, Les volontaires, 1791-1794.

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