17e bataillon de la Charente

bataillon-de-volontaires-nationaux

17e bataillon de la Charente :

Formation: septembre-octobre 1792

Historique :

Il participa à la retraite de l’Armée de Dumouriez à la fin de l’hiver 1792-1793, et se trouvait à Arleux près de Douai (mai 1793).

Embrigadement/Amalgame :

1ère formation :

Il fut versé dans la 131e demi-brigade de bataille en 1794

2e formation :

Il fut versé en deuxième formation dans la 1ère demi-brigade de ligne en 1795.

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Portraits :

François Ganivet-Desgraviers-Berthelot, né le 4 février 1768 à Montboyer, arrondissement de Barbezieux. Il se destinait à la profession d’avocat quand la Révolution commença, il s’engagea comme volontaire (1792), élu capitaine à la compagnie de Challais. Il fut bientôt nommé chef de bataillon au 17e bataillon de la Charente. Il fit avec lui la campagne de l’Armée du Nord et de Belgique (1792-1793), il s’illustra au combat de Warwick (13 septembre 1793) : « chargeant à la tête des volontaires et enlevant quatre pièces d’artillerie qui faisaient de grands ravages dans la division Dusmenil, là il a un cheval tué sous lui »1. Il servit encore dans l’Armée du Nord jusqu’en 1795 et à l’Armée du Rhin. Il se signala avec la 1ère demi-brigade de ligne à l’affaire de Liptingen (mars 1796), dégageant cinq compagnies encerclées dans un bois. Il passa avec son bataillon à l’Armée gallo-batave (1796-1798). Il fut nommé chef de brigade (1798), fit la campagne de Suisse (1799) contre les paysans insurgés et contribua à rétablir les communications avec l’Armée d’Italie. Il servit dans cette armée (1799-1806), chevalier de la Légion d’honneur (1803), officier de l’Ordre (1805), nommé colonel. Il fut mis à la retraite (1807), mais il reprit du service (14 août 1809), placé à son grade à la tête du 4e d’infanterie légère en Italie. Nommé général de brigade (22 juin 1811), il fut envoyé à la 1ère division de l’Armée du Portugal (1812), il fut blessé mortellement à la bataille de Salamanque (22 juillet) et mourut à l’âge de 44 ans quatre jours plus tard de sa blessure.

Pierre Ganivet-Desgraviers, né le 12 août 1773 à Monboyer, Charente, fils de Nicolas et d’Anne Pireau, ayant pour parrain Pierre Boucherie notaire royal et pour marraine, Anne Ganivet veuve de feu Jean-Charles Michelon, sa tante paternelle. S’enrôla dans la compagnie de Chalais (août 1792), arrivé avec elle au camp de Soissons, où il fut élu capitaine au 17e bataillon de la Charente. Il servit à l’Armée du Nord (1792-1796). Il s’illustra particulièrement à la bataille de Tourcoing (mai 1794) :

« livrée contre les Autrichiens et les Anglo-Hollandais, il fit prisonnier accompagné seulement de deux soldats un groupe de quinze Autrichiens. Une heure après il est enveloppé par quatre fantassins qui lui crient de se rendre, il en tue un, force les trois autres à mettre bas les armes »2.

Il servit ensuite dans les armées de Batavie, du Rhin, du Danube et d’Italie (1797-1801). Il fut nommé chef de bataillon (22 floréal an IX), et resta en Italie jusqu’en 1805. Il fut encore nommé chevalier de la Légion d’honneur (juin 1804). Il fit la campagne d’Italie sous Masséna (1805), à l’Armée de Naples (1806), sous les ordres du général Reynier. Nommé major au 86e de ligne (7 avril 1807). Il fit la campagne d’Italie (1809), dans l’Armée du Prince et Vice-Roi Eugène de Beauharnais. Il fut envoyé à l’Armée de réserve ou du Nord à Anvers (1811), puis fut chargé de lever de nouvelles recrues en vue de former la nouvelle Grande Armée pour la prochaine campagne de Russie. Il fut nommé colonel du 140e de ligne (16 janvier 1813), puis officier de la Légion d’honneur (10 août). Il fit la campagne de Saxe (1813), puis de France (1814) bloqué dans Juliers (ville de l’arrondissement de Düren, dans la région de Cologne en Rhénanie du Nord), et fut mis par la Première Restauration en non activité (août 1814). Il fut finalement mis à la retraite (juillet 1822) et mourut à Saint-Laurent dans l’arrondissement de Barbezieux, le 6 mai 1838.

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Article de Laurent Brayard

1 P. Boissonnade, Histoire des volontaires de la Charente pendant la Révolution, 1791-1794, Angoulême 1890, p. 105.

2 P. Boissonnade, Histoire des volontaires de la Charente pendant la Révolution, 1791-1794, Angoulême 1890, p. 108.

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