Contingent de Cognac, levée du 10 mai 1793

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Contingent de Cognac, levée extraordinaire du 10 mai 1793 :

Date de formation : entre le 10 et le 16 mai 1793.

Formation :

Fort de 400 hommes, le contingent faisait suite à un décret du département mettant en réquisition les 4/5e des hommes de la garde nationale du département de 18 à 60 ans et devant être envoyés en Vendée avec ce qui pourrait leur être donné comme armes.

Historique :

1793 :

Il se trouvait à Saint-Jean-d’Angély avec le contingent de 600 hommes de la Garde nationale du district de Jarnac (16 mai). Il devait être dirigés sur Niort. L’annulation des décrets du 8 et 10 mai n’empêchèrent pas les recrues du patriotique district de Cognac, conduit par Lecoq administrateur du district, d’atteindre Niort, il était annoncé pour le chiffre probablement exagéré de 3 000 hommes. Le contingent de Cognac fut envoyé dans les Deux-Sèvres pour partie, 21 hommes étaient de Jarnac, 27 de Chassors, 28 de Mérignac, 12 de Sigogne etc. Une autre partie fut envoyée au quartier-général de l’armée le 21 mai suivant, 21 étaient de Cognac, 18 d’Angeac, 16 de Malaville, 16 de Merpins, 17 de Bréville, 26 de Saint-Sulpice, 14 de Saint-Martin etc.

Au début de juin fut procédé aux premiers licenciements des réquisitionnés extraordinaires de mars et mai 1793, « leur impatience était extrême, ceux du bataillon de l’Houmeau qui était leur commandant se montraient surtout pressants, ils veulent absolument être remplacés »1. Le nouveau général en chef Biron accéda à leur plainte, en décidant que l’on renverrait dans leurs foyers tous les hommes mariés des gardes nationales des campagnes, au fur et à mesure que les renforts et troupes de ligne arriveraient. Un premier quart fut licencié à Niort sous la surveillance du commissaire de la Charente Trémeau et de son collègue Lassée. Le 2 juin, l’arrêté de Biron fut promulgué, mais il revînt dessus (7 juin), car créant un fameux exemple affaiblissant grandement le moral de ceux restant sous les armes. Cependant les licenciements s’effectuèrent dans les bataillons d’Angoulême et de la Rochefoucauld, puis pour ceux de Confolens, Lecoq à Parthenay et Saint-Maixent, avalisant le retour des hommes de Cognac, puis à la Rochelle et Rochefort, où se trouvaient deux autres bataillons de la Charente. Vers le milieu du mois de juin le quart des réquisitionnés étaient partis.

Le reste du contingent fut incorporé dans le 21e bataillon de la Charente ou bataillon le Vengeur.

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Portrait :

Jean Boucherie, né à Vibrac le 4 décembre 1773, arrondissement de Cognac, fils de François et de Geneviève Metraud, ayant pour parrain Jean Boucherie et marraine Françoise Boucherie. Réquisitionné (12 mai 1793), blessé d’un coup de feu à la jambe gauche à l’affaire de Borgoforte (7 fructidor an 4). Caporal (1797), caporal-fourrier (1798), blessé d’un coup de sabre au bras droit à la prise de Naples (3 pluviôse an 7), sergent (1804), sergent-major, blessé de deux coups de feu à la bataille d’Iéna (14 octobre 1806), sous-lieutenant (1807), chevalier de la Légion d’honneur (7 juillet), alors au 12e de ligne. Lieutenant (1809), blessé de deux coups de feu à la bataille de Wagram (6 juillet 1809), dont l’un à la main et l’autre au bras gauche, capitaine (1810). Il fit la campagne de Russie et fut blessé d’un coup de feu à la bataille de Smolensk (17 août 1812), en retraite (22 septembre). Il reçut un certificat de ses états de service du 12e régiment d’infanterie de ligne, le 26 septembre 1812 à Moscou, signé des chefs de bataillon Beaufort et Gérard et du major commandant le régiment, Nicole. Il présenta ce certificat qui fut visé à la commune de Saint-Simon le 26 décembre 1816. Il mourut le 3 septembre 1848.

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Article de Laurent Brayard

1 P. Boissonnade, Histoire des volontaires de la Charente pendant la Révolution, 1791-1794, Angoulême 1890, p. 194.

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