Bataillon de Var et Charentes ou 10e du Var

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Bataillon de Var et Charente ou 10e du Var :

Date de formation : début 1793

Formation:

Bataillon mixte départemental formé sans doute à Niort ou dans un autre camp républicain autour de la Vendée avec des volontaires du Var et de la Charente. Il s’agissait d’hommes de la levée des 300 000 hommes dirigés sur la Vendée.

Historique :

Il fut réorganisé début juillet 1793, avec l’arrivée des derniers réquisitionnaires du 24 février, levée des 300 000 hommes. Le chef de bataillon était Emmanuel Guidal. Le bataillon était en garnison à Rochefort où un contre-amiral commandant la flotte requis deux détachements pour le service des fusiliers sur des frégates.

L’État-major du bataillon se rendit à la Rochelle sur l’ordre du général Verteuil, et en présence de Guidal et du commissaire charentais Prieur, le bataillon fut complété à l’exception de quelques compagnies.

Embrigadement/Amalgame :

1ère formation :

Néant.

2e formation :

Selon Boissonnade et son Histoire des volontaires de la Charente, il est probable que ce bataillon fut incorporé en deuxième amalgame dans la 30e demi-brigade de ligne, il était alors dénommé 10e bataillon de Var et Charente.

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Portraits :

Maximin-Joseph Emmanuel Guidal, né le 31 décembre 1764 à Grasse, fils d’Honoré, négociant et de Marie-Marthe Mougins. Soldat au régiment ci-devant d’Artois (1781), passa au régiment de dragons ci-devant Deux-Ponts (1783-1786) obtînt sans doute un congé avant la Révolution. De retour à Grasse, il épousa (22 novembre 1790) Marthe Bernard, fille d’un autre négociant de six ans sa cadette. Réquisitionnaire, élu capitaine au 10e bataillon de volontaires du Var, aussi bataillon de Var et Charente. Nommé chef de bataillon (mai 1793), son bataillon avait été envoyé en Vendée où il fit la plus grande part de sa carrière. Chef de bataillon à la 30e demi-brigade légère de seconde formation (1797), adjudant-général chef de brigade (1798), général de brigade (1799). Commandant du département de l’Orne, il participa à la capture du chef chouan Louis Frotté qui s’étant rendu à Guidal fut fusillé. Ardent républicain, il entra vite en désaccord avec le Premier consul Bonaparte et s’agita, il fut destitué par son ordre (1801), renvoyé dans ses foyers où il resta sans emploi. Ses tentatives de reprendre du service échouèrent, il fut arrêté (22 janvier 1812) pour « conspiration avec les Britanniques » et envoyé à Paris. Il fut incarcéré à la prison de la Force (12 février) et prit part au complot du général Malet en l’absence de Napoléon alors en Russie. De sa prison Malet organisa un coup d’État visant à faire croire à la mort de l’Empereur, de s’emparer des principaux bâtiments officiels dans la capitale, de proclamer un gouvernement provisoire et de se débarrasser ensuite de Napoléon. Malet fit libérer Guidal de sa prison lors du complot, il reçut l’ordre d’aller arrêter le ministre de la Guerre Clarke et l’archichancelier Cambacérès avec un détachement de gardes nationaux, mais il préféra avec le général Lahorie procéder à l’arrestation de son ennemi personnel, le ministre de la Police et aussi général : Savary. Ce dernier était chef des services secrets de l’Empereur ayant commandé pendant longtemps l’escadron de la Gendarmerie d’Élite de la garde impériale en charge de la protection de l’Empereur. Le complot ayant échoué, Guidal, Malet et Lahorie furent condamnés à mort par un Conseil de guerre et fusillés le 29 octobre 1812.

Marvaud, capitaine dans le bataillon de Var et Charente, frère du capitaine qui servait dans le 21e de la Charente dit le Vengeur.

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Article de Laurent Brayard

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