5e bataillon du Calvados

5e bataillon du Calvados, général Rey

5ème bataillon du Calvados :

Date de formation : Selon Belhomme, il fut formé le 8 septembre 17921.

Historique :

1793 :

En janvier, le bataillon se trouvait à Landau. Il partit de cette place le 18 mars, pour se rendre à Rennes2. Il s’arrêta à Saint-Dizier, où il resta jusqu’au 24 avril pour se mettre à nouveau en route pour Angers3. Fin juin, il se trouvait dans les rangs de la division de Niort, armée des Côtes de la Rochelle, fort de 499 hommes.

Embrigadement/amalgame :

Néant, d’après Belhomme, il fut versé dans l’artillerie de Marine, le 1er septembre 1796. L’Etat militaire de la République française en l’an douze, confirme l’information et ajoute que l’incorporation eut lieu à Brest4.

Portrait :

Antoine-Gabriel-Venance baron Rey, né à Millau dans l’Aveyron en 1763 ou peut-être 1768 selon Desormeaux. Soldat au régiment Royal-Cavalerie (1783), brigadier (1789), adjudant-major au 5ème bataillon de volontaires du Calvados (1er novembre 1792), adjudant-général (mai 1793), il fut nommé par Philippeaux représentant en mission et général en chef des troupes qu’il rassemblait à Chinon (17 juillet), général de division, armée des Côtes de la Rochelle (30 juillet). Il battit Lescure à Thouars (4 septembre selon Gabory, le 14 selon Six). Il fut toutefois suspendu de ses fonctions (30 septembre 1793). Relevé de sa suspension, il fut envoyé à l’armée des Côtes de Brest (septembre 1794). Non compris dans la réorganisation de 1795, il fut maintenu en fonction, et passa sous les ordres d’Hoche à l’armée de l’Ouest dont il commanda la 1ère division. Sous Hédouville à l’armée des Côtes de l’Océan (1796), il fut vainqueur du chouan La Vieuville à Bécherel et s’empara du château de Tourdelain. Nommé commandant de la Grande division du Sud en remplacement de La Barollière, il fut ensuite envoyé à l’armée d’Italie avec des renforts. Il exerça divers commandements mineurs de places, et au siège de Mantoue remplaça le divisionnaire Chabot. Commandant la réserve de l’armée d’Italie (1797), il servit à Rivoli (14 janvier), et il fut chargé de ramener les prisonniers, 20 000 hommes, en France. Il occupa divers autres commandements mineurs à l’armée d’Italie, il passa à l’armée de Rome, après avoir été rappelé pour s’être mêlé de politique à Ancône. Nommé commandant de la cavalerie de l’armée de Rome puis de Naples (novembre 1798), il repoussa le général napolitain Damas (15 décembre), et le fit capituler à Gaète (30 décembre). Il s’empara encore de Castelforte, commanda ensuite plusieurs divisions militaires, passa dans plusieurs armées, celle d’Angleterre, du Rhin, à l’armée des Grisons (1800), il servit au passage du Splügen (4 décembre), puis il fut mis en non-activité (1801). En retraite en 1803, commandant une division de Garde Nationale à Anvers (1809), il commanda le département de la Haute-Loire (mai 1814), et il fut fait sous la Première Restauration commandeur de la Légion d’honneur (août 1814), nommé par le duc d’Angoulême commandant supérieur des gardes nationales de l’Ardèche, de la Lozère et de la Haute-Loire (25 mars 1815). Il se soumit à l’Empereur mais ne servit pas aux Cent-Jours, ce qui lui permit de retrouver des commandements dès 1816, commandant de la 19ème puis 21ème division militaire (janvier), il fut fait baron (1817), chevalier de Saint-Louis (1824) et placé en retraite (1826). A la Révolution de 1830, encore inspecteur extraordinaire dans le 1er arrondissement, il fut remis à nouveau en retraite (juin 1832). Il mourut à Bourg-lès-Valence le 20 avril 1836.

Article de Laurent B.

sehri

1 Belhomme, Histoire de l’Infanterie en France, tome 3 et 4.

2 Journal Militaire de 1793, p. 222.

3 Journal Militaire de 1793, p. 275.

4 Champeaux, Etat militaire de la République française pour l’an douze, dédié au Premier Consul d’après son autorisation, 4e partie, p. 151.

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