4e bataillon du Calvados

bataillon-de-volontaires-nationaux

4ème bataillon du Calvados :

Date de formation : Selon Belhomme, il fut formé le 8 septembre 17921.

Historique :

1792 :

Il servit à l’armée du Rhin.

1793 :

En janvier, le bataillon se trouvait à Landau. Il disposait également d’une compagnie de canonniers du Calvados qui lui avait été attachée et se trouvait à Mayence. Il participa à l’héroïque défense de la ville, et fut englobé lors de la capitulation, dans la promesse de ne pas servir contre les coalisés avant une année. Il fut envoyé en Vendée, où il servait le 29 septembre, dans la division du général Vimeux, 1ère brigade des Francs. Il était fort de 244 hommes pour huit compagnies.

Embrigadement/amalgame :

1ère formation :

Néant

2ème formation :

D’après Belhomme2, la 70ème demi-brigade de ligne fut formée le 11 septembre 1796, à Cholet, avec les 50ème, 134ème et 157ème de bataille, le 1er bataillon de la 133ème de bataille (1er bataillon du 72e d’infanterie en réalité), le 1er bataillon du 73ème régiment, le 1er bataillon du 74ème régiment, le 4ème bataillon de l’Hérault, le 5ème de la Dordogne, le 5ème bis de Lot-et-Garonne, le 7ème bataillon des Réserves, le 4ème du Calvados, le 1er de l’Egalité (Charente-Inférieure) et le dépôt du 12ème bataillon de la République (Paris).

D’après l’historique du 70e régiment d’infanterie de ligne3, la 70e demi-brigade fut formée, des 50e, 134e et 157e demi-brigades de bataille, du 1er bataillon du 72e régiment d’infanterie ci-devant Vexin, du 1er bataillon du 73e régiment d’infanterie, ci-devant Royal-Comtois, du dépôt du 2e bataillon du 73e d’infanterie ci-devant Royal-Comtois, du 1er bataillon du 74e régiment d’infanterie, ci-devant Beaujolais, du 4e bataillon de l’Hérault, du 5e bataillon de la Dordogne, du 5e bataillon de Lot-et-Garonne, du 4e bataillon du Calvados, du 3e bataillon de la Charente, du dépôt du 12e bataillon des volontaires de la République. Le noyau de la 70e de ligne fut formé de la 50e demi-brigade de bataille, elle-même venant de l’armée du Nord où elle avait fait les campagnes de 1793 et 1794.

Portrait :

Charles-Mathieu-Isidore Decaen, né à Caen, en 1769. Il servit au corps royal des canonniers (juillet 1787 à juillet 1792). Il rentra au pays et s’installa avocat, puis s’engagea dans le 4ème bataillon de volontaires du Calvados (14 septembre 1792), sergent-major (mars 1793), sous-lieutenant pendant le siège de Mayence, il passa adjoint-major (1er mai), adjoint-général chef de bataillon (26 novembre), il se distingua au combat de Saint-Michel (3 avril 1794). Il passa à l’armée du Rhin, adjudant-général chef de brigade (septembre 1795). Il fut fait prisonnier à Frankenthal (novembre). Il fut échangé en avril et participa au passage du Rhin dont il fut chargé d’organiser le passage. Général de brigade (juillet 1796), il servit sous Desaix, à Neresheim (11 août), puis à Biberach (2 octobre). Il fut blessé lors d’une chute de cheval à Emmendingen (19 octobre). Il défendit le fort de Kehl (novembre), s’emparant ensuite de Sundheim (22 novembre) et reçut un sabre d’honneur. Il fut destitué pour avoir réquisitionné l’argent de la caisse du receveur des domaines de Neustadt (février 1798). Il fut réintégré (mars) et passa à la division de dragons de l’armée d’Angleterre. Il fut envoyé à l’armée de Mayence (25 août), commandant une brigade, division Souham (mars 1799), blessé d’un coup de feu à la jambe (25 mars) à la bataille de Stockach. Traduit en Conseil de guerre (28 avril), il fut mis hors de cause par un arrêté du Directoire (18 juillet). Il servit dans la division Colaud, Souham et Legrand et sous Lecourbe au combat du 16 novembre 1799. Nommé général de division (1800), il passa le Danube à Dillingen (18 juin) combattit à Hochstaedt (19 juin) et entra à Munich (28 juin). Il combattit à Hohenliden (3 décembre) et au combat de Salzbourg. Capitaine général des établissements français de l’Inde (1802), il se rendit à Pondichéry et débarqua à l’île de France (novembre 1810). Il capitula en décembre à peine arrivé. Rentra en France, il fut nommé commandant en chef de l’armée de Catalogne sous Suchet (octobre 1811). Il fut vainqueur à Altafulla, à Saint-Feliu, puis près de Vich. Comte de l’Empire (25 février 1813), il servit à la délivrance de Tarragone (15 août), s’empara de Valls, servit à Villafranca (13 septembre). Il fut rappelé en France, et commanda les troupes de Hollande, 1er corps bis (décembre). Il fit évacuer Wilhelmstadt et Bréda pour se concentrer à Anvers. Rappelé, il fut nommé commandant des forces françaises sur la Dordogne (mars 1814). Commandant en chef de l’armée de la Haute-Garonne (25 mars), et signa l’armistice avec le général anglais Lord Dalhousie (12 avril). Chevalier de Saint-Louis, gouverneur de la 11ème division militaire (juin), grand-croix de la Légion d’honneur (juillet). Il capitula à Bordeaux devant Clauzel pendant les Cent-Jours (2 avril 1815). Commandant du corps d’observation des Pyrénées-Orientales (mai), il se soumit à Louis XVIII (17 juillet), et rejoignit l’armée de la Loire. Il fut arrêté à Paris (13 décembre), et mis en jugement pour sa conduite au retour de l’Empereur. Il fut mis hors de cause par une amnistie proclamée le 23 février 1817. Admis à la retraite (1824), remis en activité (février 1831), il mourut à Deuil en Seine-et-Oise, le 9 septembre 1832. Il avait rédigé ses mémoires.

Article de Laurent B.

sehri

1 Belhomme, Histoire de l’Infanterie en France, tome 3 et 4.

2 Belhomme, Histoire de l’Infanterie en France, tome 3 et 4.

3 Réunion des officiers, Historique du 70e régiment d’infanterie de ligne, 1875, p. 10.

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