1er bis bataillon du Gard

1er bis bataillon du Gard (ou 2e bis bataillon du Gard) :

bataillon-de-volontaires-nationaux

Date de formation : formé à une date inconnue,

Formation : cité seulement dans la fiche biographie du général Joseph Boyer dans le dictionnaire de Georges Six. Toutefois Champeaux lui cite un 2e bataillon bis du Gard que nous ne connaissions pas et qui pourrait donc correspondre1.

Embrigadement/amalgame :

2e formation :

Le 2e bis bataillon du Gard fut versé dans les rangs de la 63e demi-brigade de ligne en seconde formation2.

Portrait :

Joseph baron Boyer, né à Nîmes dans le Gard, le 4 mai 1761. Soldat au régiment ci-devant de Hainaut (1778), caporal (1780), il fit campagne en Amérique (1780 à 1783). Instructeur en France à son retour, sergent (avril 1790), il obtînt son congé (16 décembre 1791), capitaine de grenadiers au 3ème bataillon des volontaires du Gard (26 août 1792) Il servit à l’armée des Alpes en 1792, nommé lieutenant-colonel du 1er bis bataillon du Gard (6 mai 1793). Il servit à l’armée des Pyrénées-Orientales (1793 à 1795), commandant le 3ème bataillon de la légion des chasseurs des Montagnes (24 juillet 1793). Chef de brigade de la 29ème demi-brigade légère de 1ère formation (5 novembre 1795). Employé à la 10ème division militaire de 1795 à 1799, il servit en Italie en 1799 et 1800. Il était présent au combat de Fossano (18 septembre 1799), blessé d’un coup de feu à la tête, à Beinette en Piémont (20 octobre 1799). Passa au 7ème léger (1803), il servit au camp de Boulogne puis à celui de Brest en 1804 et 1805. Nommé officier de la Légion d’honneur (juin 1804). A la 2ème division Mathieu du 7ème corps d’armée de la Grande Armée (août 1805), il servit à la division Heudelet (mai 1806) et fut admis à la retraite à cause de la réouverture de sa blessure (mars 1807). Chevalier de l’Empire (juillet 1810), puis baron, rappelé au service il fut nommé commandant de la place de Tortose en Espagne (25 novembre 1811). Il évacua la place (1er juin 1814), et fut mis en non-activité. Commandant supérieur de la place de Béfort (juin à octobre 1815), il fut à nouveau admis à la retraite (décembre) Il mourut à Nîmes, le 12 décembre 1830.

sehri

Article de Laurent Brayard

1 Champeaux, État militaire de la République française en l’an douze, 4e partie, p. 153.

2 Champeaux, État militaire de la République française en l’an douze, 4e partie, p. 153.