3e bataillon de la Charente-Inférieure, ou de Saint-Jean-d’Angély

bataillon-de-volontaires-nationaux

3ème bataillon de la Charente-Inférieure ou bataillon de Saint-Jean d’Angély :

Date de formation : selon Belhomme, il fut formé le 20 septembre 17921.

Historique :

1793 :

En janvier, le bataillon se trouvait à Rochefort2.

Le 17 juillet, le bataillon se trouvait à l’Armée des Sables-d’Olonne à Luçon. Cette division sous le commandement de Tunck forte de 2 000 hommes livra une bataille contre une force de 5 à 6 000 insurgés au Pont-Charron (25 juillet 1793) :

« il avait avec lui 450 hommes du bataillon le Vengeur de la Charente, les 6e et 3e bataillons de la Charente inférieure, et le 4e escadron de gendarmerie. Les redoutes vendéennes sont attaquées à la baïonnette. L’intrépide Lecomte chef du bataillon le Vengeur, dit Tunck dans son rapport se précipite le premier dans le fossé, il est suivi et bien secondé par les capitaines Champlorier et Villeneuve, deux Charentais, du bataillon, toutes ces braves troupes grimpent au sommet des retranchements, 500 insurgés sont tués, et trois pièces de canon prises, mais Lescure et d’Elbée accourent au secours des Vendéens de la côte, Tunck doit se replier sur Luçon. Le 30 juillet un second combat se livre aux portes de Luçon, auprès du château de Bessay, les volontaires charentais s’y couvrent de gloire, le bataillon le Vengeur occupe la droite de l’Armée républicaine, qui compte seulement 1 500 hommes et la gendarmerie de la Charente la gauche. Ces soldats d’élite se conduisent en héros, 2 000 brigands ont mordu la poussière, on a pris trois canons et 1 500 républicains ont fait les frais de cette belle journée contre 20 000 ennemis »3.

Une troisième bataille de Luçon eut lieu (14 août) dans une nouvelle tentative vendéenne de la Grande Armée Catholique Royale avec les bandes de Charette :

« Tunck avait avec lui les volontaires de la Charente, le 4e escadron de gendarmerie, le 3e bataillon de la Charente-inférieure et une bonne artillerie légère. Il remporte une victoire complète, l’ennemi perd 17 canons, 7 000 hommes, les républicains arrivent aux portes de Saint-Hermant ».

Embrigadement/amalgame :

1ère formation :

Néant.

2ème formation :

D’après Belhomme, la 30ème demi-brigade légère de seconde formation fut formée le 4 janvier 1797, à Domfront, avec la demi-brigade de la Dordogne, le 3ème bataillon de la 126ème de bataille, le 15ème bis bataillon de chasseurs, les 1er et 6ème bis bataillon du Nord, le 2ème de Haute-Saône, le 3ème de Charente-Inférieure, le 3ème des Vosges, le 8ème de la Somme, le 8ème de la Sarthe, le 10ème du Var et le 24ème des Réserves (3ème de Lot-et-Garonne). A propos du 15ème bis de chasseurs.

Il semble que Belhomme fait une confusion entre la 3ème légère et la 30ème légère. Mais Jean-Marc Boisnard indique que :

La biographie de Pierre Chauvin, né à Berneuil, nous apprend que le 3e bataillon des volontaires de la Charente-Inférieure fut bien incorporé dans la 30e demi-brigade légère le 5 nivôse an V :

3e de la Charente

http://www.culture.gouv.fr/LH/LH039/FRDAFAN83_OL0511043v006_L.jpg

Portrait :

Pierre Bonnaud, fils de Pierre Bonnaud, boulanger, et de Marie-Anne Lamborion, né le 5 novembre 1773, à Magne dans la Charente-Inférieure, taille de 1 m 73, cheveux et sourcils châtains, yeux gris, front rond, nez aquilin, bouche moyenne, menton rond et visage plein. Réquisitionnaire de la levée des 300 000 hommes, versé au 3e bataillon de la Charente-Inférieure, ou 1er bataillon de Saint-Jean d’Angély (3 mars 1793), sergent (26 septembre), fusilier dans la 95e demi-brigade de bataille (23décembre 1794), caporal fourrier, puis sergent (3 nivôse an III), passa à la 62e demi-brigade de ligne (1796), il fit campagne essentiellement à l’Armée du Rhin (1793-1798), puis à l’Armée d’Italie (1799). Il fut fait prisonnier à Plaisance (22 prairial an 7) et ne rentra en France qu’en 1801. Gendarme à pied (21 juin 1802), gendarme à cheval dans la compagnie de Deux-Sèvres (1er septembre 1808), brigadier (1818), maréchal des logis à la compagnie de la Charente-Inférieure (22 janvier 1823). Chevalier de la Légion d’honneur par ordonnance royale (18 avril 1834), il mourut le 2 mai 1853.

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Article de Laurent Brayard

1 Belhomme, Histoire de l’Infanterie en France, tomes 3 et 4.

2 Journal Militaire de 1793.

3 P. Boissonnade, Histoire des volontaires de la Charente pendant la Révolution, 1791-1794, Angoulême 1890, p. 218.

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