Autres unités du Finistère

Bataillon des gardes nationaux de Quimperlé :

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Date de réquisition : 1er juin 1793.

Historique :

1793 :

Le 1er juin, un bataillon de 350 gardes nationaux fut rassemblé à Quimperlé pour aller servir en garnison dans la ville de Rennes.

1794 :

Les hommes cessèrent leur service et eurent la permission de rentrer dans leurs foyers (31 janvier 1794).

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Bataillon de réquisition de Brest :

Date de réquisition : 1793.

État-major :

Il était commandé par François-Jean-Baptiste Hache1 ancien officier du 1er bataillon de Paris.

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Bataillon provisoire des colonies :

Date de formation : 16 septembre 1793.

Formation : Il fut formé à Brest avec des citoyens « déportés »2 des colonies d’Amérique. Il s’agit probablement d’un bataillon de réquisition. Plus tardivement, un bataillon des Antilles fut organisé à Brest (octobre et novembre 1794), par les représentants du peuple en mission dans l’Ouest, suite à un arrêté du Comité de Salut Public (du 1er fructidor an III).

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Bataillon de chasseurs du Finistère :

Date de formation : 3 janvier 1799 en compagnies, 1er juin 1799 en bataillon.

Formation : sept compagnies franches de chasseurs du Finistère furent formées avec des conscrits du département et des transfuges chouans (3 janvier 1799). Le 1er juin 1799, un bataillon de chasseurs du Finistère fut formé avec ces compagnies franches de chasseurs du Finistère. Le bataillon était composé de huit compagnies de 100 hommes dont une de carabiniers.

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Bataillon francs des chasseurs du Finistère :

Date de formation : été 1799.

Formation :

Belhomme précise qu’après la loi du 2 juillet 1799 fut formée un bataillon franc du Finistère avec neuf compagnies franches de chasseurs dont une de carabiniers. Une légion de la Loire fut formée par un arrêté du 13 novembre 1800, avec la légion de la Loire-Inférieure, le bataillon des chasseurs du Finistère, le 3ème bataillon des francs de l’Ouest et les six compagnies franches de chasseurs des Deux-Sèvres.

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Compagnie des chasseurs de Morlaix :

Date de formation : d’après Belhomme, elle fut formée en juillet 1792, mais plus probablement le 21 ou 25 août. Jean Savina donne la date du 21 août3.

Formation :

Elle fut formée avec 78 volontaires de la garde nationale en partie de Morlaix.

Historique :

1792 :

Elle se mit en marche pour les frontières du Nord, arrivant finalement à Arras (16 septembre).

1793 :

En janvier, elle se trouvait à Douai, armée du Nord. Elle se mit en route le 2 avril pour se rendre à Rennes où elle arriva le 234. Didier Davin indiquait qu’elle fut versée à Arras dans le 6e bataillon des corps francs (juin 1793). Jean Savina affirme quant à lui qu’elle fut versée das le 32e bataillon d’infanterie légère, à l’armée du Nord5. En fait, le 6e bataillon des corps francs avait reçu précédemment la compagnie de Morlaix dans ses rangs, avant d’être versé au 32e bataillon de chasseurs.

1794 :

D’après Belhomme, probablement dans l’erreur, elle fut versée le 13 février 1794, dans le 2ème bataillon franc de la Moselle.

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Compagnies de chasseurs du Finistère :

Date de formation : le 17 août 1792.

Historique :

1793 :

Deux compagnies de chasseurs du Finistère se trouvaient en janvier à Abbeville. Elles partirent le 30 mars pour arriver à Saint-Servan le 16 avril6.

1794 :

D’après Belhomme, une compagnie fut versée le 13 février, dans le 2ème bataillon franc de la Moselle.

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Compagnie franche des volontaires brestois :

Date de formation : elle fut formée en juillet 1792 et forte d’une centaine d’hommes.

Historique :

1793 :

Cette compagnie se mit en marche de Meaux le 25 janvier, se dirigeant vers Valenciennes7. Ce corps brestois servait dans les rangs de l’armée de Belgique commandée par le général Dumouriez, corps principal à Liège (1er mars).

1795 :

Elle fut versée à Rennes dans les rangs de la nouvelle Légion des Francs formée dans cette ville à cette date (24 août).

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Compagnies franches du Finistère :

Date de formation : elles furent formées au nombre de deux en septembre 1792. Puis sept autres furent formées en 1799.

Historique :

1795 :

L’une d’elles ou les deux compagnies furent versées dans les rangs du 2ème bataillon de chasseurs réunis de l’armée de l’Ouest (5 novembre 1795) L’opération eut lieue à Challans, le bataillon se composait également de la compagnie des chasseurs bons tireurs de l’Oise et de la Somme, des compagnies franches d’Évreux, de Saintes, de Guingamp et de Saint-Jean-d’Angély et du bataillon des chasseurs de la Charente.

1799 :

Beaucoup plus tard en janvier 1799, sept autres compagnies franches de chasseurs du Finistère furent formées (3 janvier), avec des conscrits du département et des transfuges chouans. Le 1er juin, un bataillon de chasseurs du Finistère fut formé avec ces compagnies franches de chasseurs du Finistère. Le bataillon était composé de huit compagnies de 100 hommes dont une de carabiniers.

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Compagnie des dragons nationaux ou des volontaires à cheval de Brest :

Date de formation : 1792.

Formation :

Elle fut formée à Brest, capitaine Ponsard.

Historique :

1792 :

La compagnie fit le service de la gendarmerie nationale et 25 dragons de la compagnie furent envoyés dans la division du Finistère afin d’y faire le service de la garde de la Convention nationale (fin 1792).

1793 :

Les 25 dragons présents à Paris firent le service de protection de la Convention nationale (24 janvier-19 mai). Selon Didier Davin, la compagnie fut versée dans les rangs du futur 15ème régiment de chasseurs à cheval en formation à Hennebont (juin). Cependant Jean Savina indique que les dragons du Finistère furent incorporés à un escadron de cavalerie, à Châteaudun (Eure-et-Loir, 17 frimaire an II).

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Compagnies de canonniers des batteries de la rade de Brest et des côtes du Finistère :

Date de formation : août 1792.

Formation :

Elles furent organisées pour le service des batteries des côtes et en compagnies détachées par le citoyen Richard-Duplessis, administrateur et commissaire du département du Finistère, avec en théorie un effectif de 3 372 hommes, effectif considérable qui ne resta certainement qu’en partie lettre morte. Le service des batteries était sous la responsabilité d’officiers de l’artillerie de marine, dont au moins un ou deux régiments stationnaient à Brest.

Historique :

1795 :

Le service des batteries fut difficile à maintenir et par suite de congés, de désertions pour cause de chouannerie, de paye absente ou de vivres manquantes, il ne restait plus que 1 200 à 1 500 hommes au service des canons des batteries des côtes. De nombreuses mesures furent prises pour ramener les absents, parfois et souvent sans résultat.

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Compagnies de pionniers du Finistère :

Date de formation : décret du 18 juillet 1793.

Formation :

Elle fut formée par un arrêté des commissaires de la Convention nationale, qui ordonna la création dans toute la Bretagne, de neuf compagnies de pionniers (en tout 450 hommes), devant être affectées à la lutte contre la chouannerie. Le décret resta-t-il lettre morte ? Probablement en grand partie vue l’état d’insurrection latent des campagnes, seules les villes et encore partiellement, car dans un sens en état de siège, purent fournir peut-être quelques hommes au milieu des réquisitions qui pleuvaient partout.

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Article de Laurent Brayard

1 Né à Paris vers 1767, soldat aux pionniers en 1782, sergent des chasseurs de Paris en 1789, Lieutenant au 1er bataillon de Paris, puis Sous-lieutenant dans la ligne au 77ème d’infanterie en mars 1792. Lieutenant puis Capitaine adjudant-major, chef du bataillon de réquisition de Brest en 1793. Il est ensuite adjoint aux adjudants-généraux en 1795, aide de camp en 1796, chef de bataillon de la 86ème demi-brigade de ligne en 1799. Il décède à sa poste de commandant de la place de Vintimille le 23 janvier 1800.

2 Comprendre exilés, de nombreux Français avaient fui les îles des Caraïbes, Guadeloupe, Martinique, Saint-Domingue, suite à la guerre, l’invasion des Anglais ou les révoltes des esclaves.

3 Jean Savina, Les volontaires du Finistère et la prise des Tuileries du 10 août 1792, 1909, page 17.

4 Journal Militaire de 1793, p. 222.

5 Jean Savina, Les volontaires du Finistère et la prise des Tuileries du 10 août 1792, 1909, page 17.

6 Journal Militaire de 1793, p. 222.

7 Journal Militaire de 1793.