1er bataillon de réquisition d’Angoulême

bataillon-de-volontaires-nationaux

1er bataillon de réquisition du district d’Angoulême :

Date de formation : bataillon de la levée en masse, il fut formé le 1er octobre 1793.

Formation :

A sa formation, le bataillon comprenait les officiers suivants : chef de bataillon Beaufils, quartier-maître trésorier Raymond, adjudant-major Tournier, adjudant sous-officier Rousseau, capitaines Mathivet et Antoine, lieutenants Perreau et Denotal.

Le district d’Angoulême put fournir 1 975 hommes propre au service, la commune de Champniers à elle seule envoya 155 hommes. Le contingent d’Angoulême devait se réunir au chef-lieu le 1er octobre 1793, pour être passé en revue avec départ le 3 pour Jarnac. Seulement 1 721 hommes parvinrent au rassemblement de Niort quasiment sans habits et sans armes. Ils formèrent deux bataillons de réquisitions.

Historique :

1793 :

Ils furent renvoyés au département par un décret du comité de Salut Public du 7 décembre. Ils durent se reformer, s’armer et s’équiper et revenir à l’Armée de l’Ouest à la fin de l’hiver.

1794 :

Dès la mi-janvier un contre ordre tomba du même Comité de Salut Public de renvoyer au plus vite les bataillons alors en Charente et d’annuler le départ des autres. En avril, armés et habillés les 800 hommes du 1er bataillon du district d’Angoulême se mirent en route pour la Vendée. Le 2e bataillon devait partir quelques jours plus tard. Le 1er bataillon se mit en marche (15 avril), coucha à Mansle le même jour, arriva à Ruffec (16 avril), à Couhé dans la Vienne (17 avril), deux jours plus tard à Poitiers. Il traversa la Vienne, le Cher, la Nièvre, l’Yonne, la Côte d’Or, le Jura, le Doubs pour arriver dans le Haut-Rhin, à Colmar. Ayant séjourné un jour à Poitiers, un autre à Chauvigny dans la Vienne, il passa par les villes de Saint-Savin dans la Vienne, du Blanc, d’Argenton de Châteauroux et d’Issoudun dans l’Indre, de Bourges et Beaujais dans le Cher, de la Charité, Varzy et d’Amaiz dans la Nièvre, de Tonnerre et Avallon dans l’Yonne, de Semur, Avirost, Sombernon, Pont-de-Panis, Dijon et Auxonne dans la Côte d’Or, de Pannier et Vitieu dans le Jura, Besançon dans le Doubs, Belfort et Arnay dans le Haut-Rhin, avant d’atteindre le quartier-général de Colmar. Les cinq bataillons de la Charente envoyés en renfort arrivèrent entre le 20 et le 25 mai.

Arrivé à l’Armée du Rhin, le Conseil d’administration écrivit au département :

« suivant les divers rapports qui m’ont été faits par de braves soldats qui viennent de joindre le corps après avoir passé le temps accordé pour rétablir leur santé, il y a une grande quantité de soldats et sous-officiers de notre demi-brigade dans votre district, qui, sans être malades, sont tranquilles au sein de leurs familles, comme s’ils ne tenaient à aucun corps et qu’ils ne fussent pas obligés de servir la Patrie, nous vous enjoignons de les faire rejoindre au plus tôt »1.

1795 :

Il se trouvait à Wolkpfrrimm à l’Armée du Rhin du général Pichegru (mai).

Amalgame :

Sans doute incorporé dans la 95e demi-brigade de bataille (?) sous les ordres du célèbre général Gudin, à l’Armée du Rhin.

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Article de Laurent Brayard

1 P. Boissonnade, Histoire des volontaires de la Charente pendant la Révolution, 1791-1794, Angoulême 1890, p. 287.

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