5e bataillon de la Charente ou 19e des Réserves

5e bataillon de la Charente

5ème bataillon de la Charente ou 19ème bataillon des Réserves :

Date de formation : automne 1792.

Historique :

1793 :

En janvier il était en garnison à Maubeuge. Il se mit en route de Maubeuge (15 janvier) pour se rendre à Dendermonde. Il faisait partie des troupes de l’Armée du Nord1.

Il passa dans les rangs de l’Armée de Hollande du général Dumouriez (1er mars), division de droite du général d’Arçon, effectif de 585 hommes2.

Embrigadement/amalgame :

1ère formation :

Néant.

2ème formation :

D’après Belhomme, la 13ème demi-brigade de ligne fut formée le 20 octobre 1796, à Carentan, avec la 49ème demi-brigade de bataille, les 1er et 2ème bataillons du 29ème régiment d’infanterie, le 2ème bataillon du 106ème régiment d’infanterie, le 1er bataillon de la 187ème demi-brigade de bataille, le 2ème bataillon de la 63ème de bataille, le 3ème bataillon de la 119ème de bataille, le 19ème bataillon des réserves et le bataillon des fédérés des 83 départements.

sehri

Portraits :

Eméric Quillet, né le 5 mai 1769 à Gerneville, Charente, fils de Pierre et de Marguerite Naudin. Il s’enrôla (1792), passa au 19e des Réserves (18 septembre), au camp de Soissons et fut élu sous-lieutenant. Il servit à l’Armée du Nord (1792-1796), lieutenant (15 février 1794), il servit à l’Armée d’Italie (1797), puis à l’Armée d’Orient (1798-1801), capitaine (15 décembre 1798), blessé d’un coup de feu au siège de Saint-Jean-d’Acre (25 floréal an 7). Capitaine des chasseurs au 13e de ligne (12 décembre 1803), il servit à l’Armée des côtes de l’Océan (1804-1805), puis à la Grande Armée (1805). Passa à l’Armée d’Italie (1806), où il servit jusqu’en 1809. Chevalier de la Légion d’honneur (14 mars 1806), alors au 13e de ligne, capitaine des grenadiers (1er juillet 1808). Blessé d’un coup de biscaïen au bas ventre à la bataille de Wagram (6 juillet 1809), chef de bataillon (20 juillet 1811). Il fit la campagne de Saxe (1813), blessé à la bataille de Juterbock, d’un coup de feu qui lui traversa le bras gauche. Il fut bloqué dans Mayence (1814). Officier de la Légion d’Honneur (14 juin 1813), alors toujours au 13e de ligne. Chevalier de Saint-Louis (13 octobre 1814), licencié (15 janvier 1816). N’ayant pas reçu son brevet d’Officier de la Légion d’honneur, le maréchal Macdonald, duc de Tarente, grand chancelier de la Légion d’honneur, certifia par un courrier du 19 février 1816, que Quillet avait bien reçu cette décoration et qu’il devait recevoir son brevet. Il mourut le 7 décembre 1831, à Marcillac-Lanville, arrondissement d’Angoulême, Charente. Il laissa une veuve, Marguerite Baudoin seule héritière.

Jacques Bourdier, fils de Jean et de Jeanne Goupry, né le 1er mars 1770 au Peux, commune de Marcillac dans le département de la Charente. S’enrôla volontaire (1792), versé au camp de Soissons dans le 5e bataillon de la Charente ou 19e des Réserves ou 19e de volontaires nationaux. Il servit à l’Armée du Nord (1792-1793), à l’Armée des Ardennes (1794), à l’Armée de l’Ouest (1795 -1796), à l’Armée d’Italie (1797), puis à l’Armée d’Égypte (1798-1801). Un document de l’an 13 indique que : « le citoyen Jacques Bourdier est hors d’état de continuer ses services étant atteint de gonflements ?, douleurs à la cuisse droite suite d’un coup d’éclat d’obus, rhumatisme chronique suite des fatigues de guerre, à Metz, le 22 vendémiaire an 13, signé Demez, chirurgien-major »., alors à la 3e compagnie, du 3e bataillon du 13e régiment de ligne. Chevalier de la Légion d’honneur (5 novembre 1804), il mourut le 26 mars 1827.

Jean-Baptiste Mage, fils de François, tonnelier et de Florence Gauvin, né le 3 février 1771 à Montignac en Charente, ayant pour parrain et marraine Jean-Baptiste Pétis et Jeanne Chazemajou. enrôlé volontaire au 19e bataillon des volontaires nationaux qui fut formé au camp de Soissons (18 septembre 1792). Passa à la compagnie de grenadiers (6 frimaire an 4). Il fit les campagnes à l’Armée du Nord (1792-1793), puis à l’Armée des Ardennes (1794), blessé d’un coup de feu à la bataille de Fleurus (26 juin). Passa ensuite à l’Armée de l’Ouest (1795-1796), Armée d’Italie (1797), Armée d’Orient (1798-1801). Blessé d’un coup de feu à Jaffa (17 ventôse an 8). Chevalier de la Légion d’honneur (5 novembre 1804). A l’Armée des Côtes de l’Océan (1804-1805), à la Grande Armée (1805), Armée d’Italie (1806), au Frioul (1807), Armée d’Italie, d’Allemagne et du Tyrol (1809). Caporal (25 janvier 1812), 4e compagnie, 5e bataillon, 13e régiment d’infanterie de ligne. Il demanda sa retraite et reçut ses états de service et conclusions du chirurgien-major à Udine (15 décembre) : « est dans l’impossibilité absolue de continuer ses services étant atteint d’une cicatrice adhérente considérable à la partie moyenne et antérieure de la cuisse droite suite d’un coup de feu reçu en Egypte et d’une autre cicatrice à la Malliole interne gauche suite d’un coup de feu reçu à Fleurus, ces blessures, jointes à des douleurs rhumatismales chroniques ont entièrement détérioré sa constitution ». Il mourut le 11 septembre 1855.

Charles Prat, né le 24 juin 1765 à Salles, Charente, fils de François et de Marie Caillet du village de Touchimbert, ayant pour parrain et marraine, Charles Prat frère du baptisé et Marie Penot. S’enrôla volontaire dans le 51e régiment d’infanterie (27 décembre 1785). Congédié (9 octobre 1791). S’enrôla volontaire au 19e bataillon de volontaires nationaux, formé au camp de Soissons (18 septembre 1792). Élu lieutenant. Il fit la campagne de 1792-1793 à l’Armée du Nord, en Hollande, il passa une rivière à la nage pour arrêter des fuyards, réunis quelques-uns d’entre eux, se mit à leur tête et poursuivit l’ennemi qui abandonna ses prisonniers et en fit même plusieurs. En 1793, au siège de Valenciennes, il força avec son détachement l’ennemi à abandonner une redoute qu’il avait pris d’assaut et s’empara de deux pièces de canon et de deux caissons. Il fut blessé pendant l’assaut de plusieurs coups de baïonnette à la tête. Puis il passa en Vendée (1793-1796). Il remplaça le capitaine Grossard parti en retraite (1794), et occupa ce grade au départ à titre provisoire. Il servit à l’Armée d’Italie (1797), puis à l’Armée d’Orient (1798-1801). Armée d’Italie (1805), en Istrie et dans le Frioul (1806-1807). De nouveau à l’Armée d’Italie, puis d’Allemagne (1809). Blessé à la bataille de Wagram (6 juillet). Chevalier de la Légion d’honneur (31 octobre). Il fut réformé et mis à la retraite suite à une commission médicale (18 avril 1810) : « atteint d’atrophie de l’extrémité inférieure droite avec engorgement permanent dans tout le membre et notamment tout près de l’articulation avec le pied suite d’un coup de feu le 6 juillet 1809 et de plusieurs coups de baïonnette et de crosse à la tête en 1793 ». Il était alors capitaine à la 1ère compagnie du 4e bataillon du 13e régiment de ligne. Il mourut le 17 octobre 1831.

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Article de Laurent Brayard, iconographie de Didier Davin

1 Journal Militaire de 1793.

2 Ordre de bataille de la collection Nafziger, Armée de Hollande, 1er mars 1793.

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